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Syrie: Washington soutient toujours l'opposition après le départ de son chef

25/03/2013 03:40 EDT | Actualisé 25/05/2013 05:12 EDT

Les Etats-Unis vont continuer à soutenir l'opposition syrienne malgré la démission "courageuse" dimanche de son chef Ahmed Moaz Al-Khatib, selon un porte-parole de la Maison Blanche lundi.

Le départ abrupt d'Ahmed Moaz Al-Khatib de la tête de la Coalition nationale de l'opposition souligne les divisions au sein de l'opposition, mais ne change pas la position de Washington, qui souhaite toujours le départ du régime en place, a souligné ce porte-parole, Josh Earnest.

"Nous sommes désolés de le voir partir", a déclaré M. Earnest. Mais ce départ "ne change pas la politique américaine de soutien à l'opposition syrienne et à la Coalition nationale de l'opposition", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis soutiennent "la vision de la coalition pour une Syrie plus tolérante, qui n'exclut personne et respecte les droits de tous les Syriens. Et l'opposition au régime brutal de Bachar al-Assad ne dépend pas que d'une seule personne, le mouvement va se poursuivre", a encore dit M. Earnest.

La Maison Blanche a rendu hommage à M. Al-Khatib, "un dirigeant courageux et pragmatique, qui sait ce que les Syriens désirent et ce qu'ils craignent".

"Il a bien géré l'opposition et les Syriens vont continuer à bénéficier de ses services, peu importe ce qu'il choisit de faire à présent", a noté Josh Earnest.

La démission surprise d'Ahmed Moaz Al-Khatib, annoncée dimanche, a mis en lumière les craintes occidentales de voir des éléments radicaux, soutenus par des gouvernements de pays arabes, revendiquer leur influence dans l'opposition au président Bachar al-Assad.

La Coalition nationale de l'opposition, mise en place à Doha en novembre, est un groupe dissident reconnu par une douzaine d'Etats et d'organisations comme le représentant légitime du peuple syrien.

Le retrait de Khatib est intervenu deux jours après les élections à Istanbul d'un Premier ministre rebelle par intérim, Ghassan Hitto.

Selon une source de l'opposition à Doha, où la Ligue arabe doit se réunir mardi, M. Khatib accuse "certains pays, dont le Qatar, de vouloir contrôler l'opposition" et d'avoir imposé M. Hitto.

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