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Régimes de retraite : des améliorations s'imposent, dit l'IRIS

25/03/2013 02:54 EDT | Actualisé 24/05/2013 05:12 EDT

À peine 27 % des Québécois auront une retraite décente si le gouvernement n'agit pas pour améliorer le régime de retraite public, selon une étude l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS), publiée lundi.

Cette étude conclut qu'il faut sérieusement repenser les régimes de retraite au Québec et au Canada, sans quoi plus des deux tiers des retraités de demain auront du mal à subvenir à leurs besoins après leur vie active.

L'IRIS a procédé à une évaluation de la situation des régimes de retraite au Québec et au Canada et s'est également penché sur les régimes volontaires d'épargne-retraite (RVER), qui selon l'étude ne constituent pas une solution adéquate au problème à venir.

Eve-Lyne Couturier, chercheuse à l'IRIS, recommande plutôt d'augmenter le Régime des rentes du Québec (RRQ), une décision qui représente l'avantage de couvrir tous les travailleurs, qu'ils aient ou non un régime de retraite.

L'IRIS souligne que parmi les 27 % qui sont bien desservis à l'heure actuelle par leur régime de retraite, la large majorité détient un régime à prestations déterminées. Ces dernières années, plusieurs organisations se sont efforcées de faire migrer les employés qui jouissent de tels régimes vers des régimes à cotisations déterminées, ce qui fait porter les risques financiers aux cotisants plutôt qu'aux organisations.

La disparition des régimes à prestations déterminées mine la sécurité financière des épargnants, estime l'IRIS, qui recommande de préserver ces régimes en y apportant toutefois des modifications pour en assurer la viabilité et la pérennité.

L'IRIS concède aussi que la préservation de ces régimes à prestations déterminées implique des négociations. Certains régimes devraient par exemple revoir les parts de cotisations ou encore mettre en place des moyens de sécuriser les actifs en créant des fonds de réserve.


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