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N.-B.: la médecin-hygiéniste préoccupée par la santé sexuelle des citoyens

25/03/2013 06:09 EDT | Actualisé 25/05/2013 05:12 EDT

FREDERICTON - Les autorités de la santé publique du Nouveau-Brunswick tentent de retracer une vingtaine hommes qui ont eu des relations sexuelles non protégées avec un homme ayant, par la suite, été diagnostiqué comme atteint du sida.

La médecin-hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Eilish Cleary, a indiqué en point de presse lundi qu'un résidant du Nouveau-Brunswick avait reçu la confirmation de qu'il est atteint du virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Les autorités tentent donc de retrouver ses partenaires sexuels des deux dernières années pour les en aviser.

La Dre Cleary a précisé que l'individu, dont l'âge et l'identité n'ont pas été révélés, avait fait plusieurs de ses rencontres sur un site Web de rencontres anonymes. Selon elle, les autorités n'ont aucune raison de croire que l'homme ait pu mettre en danger ses partenaires de façon délibérée.

Elle a ajouté que la personne infectée et la direction du site Web avaient collaboré pour tenter de retracer les partenaires sexuels en question, mais qu'il s'agissait là d'une quête difficile, puisque la plupart des internautes fréquentant ces sites avaient recours à des pseudonymes et n'affichaient pas leur véritable identité. La Dre Cleary a mentionné que la majorité des rencontres de l'homme avaient eu lieu au Nouveau-Brunswick. D'autres juridictions auraient pu être concernées, mais elle a refusé de mentionner lesquelles.

La direction de la santé publique précise que le Nouveau-Brunswick connaît une augmentation du nombre de personnes qui ont des relations sexuelles non protégées anonymes avec de multiples partenaires joints par l'entremise de sites Web de rencontres.

L'an dernier, une épidémie record de syphilis a été répertoriée. Le nombre de cas à l'intérieur de trois ans a été multiplié par dix.

La Dre Cleary, qui a déclaré que le nombre de syphilis était maintenant en baisse, a toutefois encouragé les personnes ayant des relations non protégées avec de multiples partenaires à subir un test de dépistage pour les infections transmissibles sexuellement.

Non traitées, ces infections peuvent causer l'infertilité et augmenter le risque de cancer ou autres maladies graves.

L'Agence de la santé publique du Canada estime qu'environ 3175 nouveaux cas de VIH ont été diagnostiqués en 2011 au pays.

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