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Mort d'un policier torontois écrasé par une déneigeuse: le jury délibère

25/03/2013 05:24 EDT | Actualisé 25/05/2013 05:12 EDT

TORONTO - Le jury appelé à se prononcer sur la responsabilité criminelle de l'homme de 46 ans qui a heurté à mort un policier en conduisant une déneigeuse volée, le 12 janvier 2011, à Toronto, est entré en délibérations lundi.

L'accusé, Richard Kachkar, a plaidé non coupable à une accusation de meurtre prémédité.

Le juge MacDonnell a déjà indiqué aux jurés qu'il n'y avait aucun doute que Richard Kachkar était bel et bien au volant de la déneigeuse volée lors du funeste impact qui a coûté la vie au sergent Ryan Russell, qui avait 35 ans. La réflexion du jury doit donc s'attarder à l'état mental de l'accusé au moment des faits.

L'avocat de Richard Kachkar a d'ailleurs plaidé la non-responsabilité criminelle de l'accusé en raison de son état mental. Il a argumenté que son client était psychotique et qu'il avait perdu le contact avec la réalité lorsqu'il a tué l'agent Russell.

Pour sa part, la Couronne a affirmé que même si le suspect était malade, il savait ce qu'il faisait lorsqu'il a frappé le sergent Ryan.

Richard Kachkar criait à propos des talibans, de la technologie chinoise et que «tout était un jeu vidéo russe» en conduisant la déneigeuse volée au travers de la ville, a entendu le jury.

La Couronne a suggéré que Richard Kachkar ne voulait plus vivre mais qu'il ne voulait pas s'enlever la vie lui-même, et qu'il avait donc tenté de mettre l'agent Russell dans une situation ou il devait «tuer ou être tué».

Richard Kachkar avait eu amplement le temps d'éviter de frapper M. Russell, mais ne l'a pas fait, a argumenté la procureure de la Couronne Christine McGoey, qui a laissé entendre que certains des faits relatés n'étaient pas conséquents avec une psychose induite par la peur.

Les membres du jury pourront déterminer que l'accusé n'est pas criminellement responsable seulement s'ils en viennent à la conclusion que son état mental le rendait incapable de comprendre la nature de ses actions.

Des dizaines de personnes, dont trois psychiatres légistes, ont témoigné lors du procès. Les trois psychiatres, dont un qui avait évalué Richard Kachkar à la demande de la Couronne, ont conclu qu'il faisait une psychose lorsqu'il a tué M. Russell, mais tous demeuraient incertains quant à la nature de sa maladie mentale.

Originaire de St. Catharines, en Ontario, Richard Kachkar s'était enfui d'un refuge la nuit du meurtre, courant pieds nus dans la neige avant de voler une camionnette à laquelle était attachée un outil de déneigement.

Il s'est promené dans Toronto pendant deux heures avant d'être arrêté.

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