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Les États-Unis complètent le transfert de la prison de Bagram aux Afghans

25/03/2013 07:07 EDT | Actualisé 25/05/2013 05:12 EDT

Les États-Unis ont complété lundi le transfert de la controversée prison de Bagram aux autorités afghanes, mettant fin à des mois de tractations houleuses.

Washington craignait que des prisonniers talibans soient libérés une fois la prison sous contrôle total afghan, tandis que les autorités afghanes réclamaient le contrôle de l'établissement pour des questions de souveraineté.

Le transfert complet devait avoir lieu au début du mois de mars, mais il avait été reporté en raison des craintes américaines sur le sort de certains détenus considérés comme « dangereux ».

Le président afghan, Hamid Karzaï, a déclaré qu'il y avait des « innocents » parmi les prisonniers sous contrôle américain, et que ceux-ci seraient remis en liberté une fois l'établissement sous contrôle afghan.

Début septembre, quelque 3000 prisonniers, notamment des membres présumés des talibans et d'Al-Qaïda, étaient déjà passés sous contrôle afghan. Mais les détenus étrangers et les Afghans capturés par les forces de la coalition depuis, lors de raids des forces spéciales, étaient restés sous la garde des soldats américains.

Selon le général américain Joseph Dunford, commandant des forces américaines et de l'OTAN en Afghanistan, certains de ces détenus constitueraient « de réelles menaces » s'ils étaient libérés.

Un accord intervenu en fin de semaine fournirait l'assurance aux Américains que les prisonniers considérés comme « dangereux » seront maintenus détenus selon les lois afghanes, dit la chaîne Al-Jazira.

Le transfert, « à présent complet » représente « une part importante du processus global de transfert de la sécurité aux forces afghanes », a déclaré le général Dunford.
La cérémonie de passage de témoin, lundi matin à Bagram, « met en lumière un Afghanistan de plus en plus confiant, capable et souverain », a-t-il poursuivi.

John Kerry rencontre Hamid Karzaï à Kaboul

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a fait une visite-surprise à Kaboul lundi. Au terme d'une rencontre privée avec le président Karzaï, John Kerry a affirmé que le dirigeant afghan et lui étaient maintenant « sur la même longueur d'onde » en ce qui concerne les pourparlers de paix avec les talibans.

Hamid Karzaï a récemment suscité la colère des États-Unis en accusant la Maison-Blanche de comploter avec les talibans pour maintenir l'Afghanistan dans un état de faiblesse.

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