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Le siège de la Syrie à la Ligue arabe attribué à l'opposition (responsable)

25/03/2013 04:33 EDT | Actualisé 24/05/2013 05:12 EDT

Le siège de la Syrie à la Ligue arabe a été attribué officiellement à l'opposition, a déclaré lundi à l'AFP un haut responsable de la Ligue arabe, à la veille du sommet arabe de Doha.

"L'opposition a été invitée au sommet arabe et elle va occuper le siège de la Syrie à la Ligue arabe", a précisé ce responsable qui a requis l'anonymat.

L'opposition est cependant en plein désarroi après l'annonce surprise dimanche de la démission de son chef, Ahmed Moaz Al-Khatib.

Selon le responsable de la Ligue arabe, "l'opposition devra décider de la forme de sa représentation au sommet".

La Coalition nationale de l'opposition a annoncé dimanche avoir été invitée au sommet de Doha où elle sera représentée par le "Premier ministre" Ghassan Hitto. Elle n'a cependant pas encore accepté la démission de M. Khatib, selon Ahmad Kamel, un membre du groupe.

Interrogé par l'AFP, Khaled Saleh, un autre responsable de la coalition, a indiqué que M. Hitto, chargé le 18 mars par l'opposition de former un gouvernement visant à administrer les territoires rebelles en Syrie, devait se rendre lundi à Doha, ainsi que Souheir Atassi, vice-présidente de la coalition.

Le régime du président Bachar al-Assad est suspendu de la Ligue arabe depuis 2011, après le début en mars de la même année d'une révolte populaire transformée en rébellion armée face à la répression.

L'Algérie et l'Irak avaient exprimé leurs réserves sur le fait d'accorder à l'opposition le siège de la Syrie.

Le Qatar a appelé dimanche M. Khatib à revenir sur sa démission.

"Il est important de reconsidérer cette démission, surtout que les préparatifs sont en cours pour accueillir les Syriens (et leur accorder) le siège de la Syrie au sommet arabe", a déclaré le Premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al Thani.

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, M. Khatib a accusé les pays soutenant l'opposition, sans les nommer, "de tenter de contrôler la révolte syrienne".

Un opposant syrien qui a requis l'anonymat a affirmé à l'AFP que M. Khatib reprochait "à certains pays, notamment le Qatar, de vouloir contrôler l'opposition" et d'avoir imposé l'élection de Ghassan Hitto, soutenu par les Frères musulmans, comme "Premier ministre" intérimaire.

fb-at/tp

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