NOUVELLES

L'accord avec la troïka est "douloureux" mais l'île s'en remettra (président chypriote)

25/03/2013 03:37 EDT | Actualisé 25/05/2013 05:12 EDT

Le président chypriote Nicos Anastasiades a reconnu lundi soir que l'accord conclu avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international sur le sauvetage de Chypre était "douloureux" mais a estimé que l'île méditerranéenne s'en remettrait, dans un discours télévisé.

Chypre a évité la banqueroute grâce à un plan de sauvetage de dernière minute conclu dans la nuit de dimanche à lundi à Bruxelles mais ses deux principales banques en paient lourdement le prix.

Le président de droite a affirmé avoir pris des "décisions douloureuses pour sauver le pays de la faillite" et promis que Chypre "se remettrait de nouveau sur pied".

Il a ajouté que sa mission avec les bailleurs de fonds internationaux avait été "une tâche extrêmement difficile avec un but unique: parvenir à sauver notre pays à travers la consolidation et la rationalisation de notre système bancaire".

"Il y a eu des heures difficiles, et parfois des moments dramatiques (...) Chypre était au bord de l'effondrement économique. Nos choix n'ont pas été faciles, et l'environnement pas idéal", a-t-il encore dit.

"L'accord auquel nous sommes parvenus est douloureux mais, vu les circonstances, c'était le meilleur qu'on puisse obtenir. Nous avons surmonté le risque de faillite pour Chypre et évité des conséquences tragiques pour l'économie et la société", a encore indiqué le président.

"Ca a été une grande bataille de laquelle nous sommes sortis blessés, mais debout et déterminés à repartir sur de nouvelles bases".

Le plan "se concentre sur les deux banques qui posent problème et la protection entière des dépôts dans toutes les banques", a souligné lundi la directrice générale du FMI Christine Lagarde.

Mais le prix à payer par Nicosie est très élevé. Laïki Bank (Popular Bank en anglais), la deuxième banque du pays, va notamment être mise en faillite.

Cette mesure aura pour effet de réduire considérablement la taille du secteur bancaire chypriote, jugé surdimensionné par rapport à l'économie de l'île puisqu'il représente environ huit fois son Produit intérieur brut (PIB).

Outre la restructuration du secteur bancaire, les autorités chypriotes vont également signer dans les prochaines semaines avec la troïka un protocole d'accord prévoyant des réformes structurelles, des privatisations et une hausse de l'impôt sur les sociétés qui passera de 10 à 12,5%.

cc/kir/vl/hj

PLUS:afp