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La Ligue arabe a accordé le siège de la Syrie à des "voyous" (Damas)

25/03/2013 10:16 EDT | Actualisé 25/05/2013 05:12 EDT

Damas a fustigé lundi la décision de la Ligue arabe d'accorder le siège de la Syrie à l'opposition syrienne, estimant que l'organisation l'a donné à des "brigands" et des "voyous".

"La Ligue a accordé le siège volé à la Syrie à des brigands et à des voyous, à la bande de la Coalition (de l'opposition) qui pense pouvoir siéger au nom du peuple syrien", commente le journal officiel As-Saoura.

"Ils ont oublié que c'est le peuple qui accorde les prérogatives et non pas les émirs de l'obscurantisme et du sable", poursuit le quotidien, en référence notamment à l'Arabie saoudite et au Qatar, pays arabes situés dans des régions désertiques du Golfe et régis par des courants ultra-conservateurs, qui soutiennent adversaires du régime de Bachar al-Assad.

Le sommet arabe qui s'ouvre mardi à Doha "va se tenir sous la présidence qatarie avec comme principal agenda celui d'en finir avec la Syrie. Ils oublient (...) que les Arabes, sans la Syrie, ne sont pas de vrais Arabes", ajoute As-Saoura.

Si les Arabes sont originaires du Golfe, Damas estime être le coeur du monde et avoir joué un rôle essentiel tant au niveau culturel que politique.

La chaîne officielle d'information en continu, Al-Ikhbariya, a affirmé de son côté que "les tambours de la trahison résonnent à Doha".

"Le Qatar veut passer outre le règlement de la Ligue arabe en accordant le siège d'un pays fondateur de la Ligue à une coalition qui n'obéit qu'à l'argent et au pétrole du Golfe et est soumis au diktat américain", indique la télévision.

Le journal officiel Techrine s'en est également violemment pris au Qatar, qualifiant le petit émirat pétrolier de "poignard israélien planté au coeur du monde arabe".

La Ligue arabe a suspendu la participation de la Syrie en novembre 2011 quelques mois après lé debut de la révolte populaire contre le régime et sa repression brutale. La violence a fait plus de 70.000, selon l'ONU.

Depuis le début de la crise, le régime de Bachar al-Assad ne cesse d'accuser opposants et rebelles d'être des "terroristes" à la solde notamment de l'Arabie saoudite et du Qatar.

Petit Etat d'à peine deux millions d'habitants, le Qatar, qui accueille mardi le sommet arabe, s'est imposé en puissance régionale grâce à son appui aux soulèvements populaires, sa puissance financière et à la marginalisation des poids lourds de la région.

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