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Jeff Halpern s'accommode fort bien de son nouveau numéro chez le Canadien

25/03/2013 01:19 EDT | Actualisé 25/05/2013 05:12 EDT

BROSSARD, Qc - Jeff Halpern n'a pas retrouvé le no 15 qu'il a porté à son premier séjour avec le Canadien, en 2010-11. Celui-ci appartient jusqu'à nouvel ordre à Petteri Nokelainen, qui évolue avec les Bulldogs de Hamilton depuis qu'il est remis de sa blessure au dos.

Réclamé au ballottage des Rangers de New York au cours du week-end, Halpern s'est vu remettre le numéro 24, qu'il enfilera probablement dès mardi soir, alors que le Tricolore rendra visite aux Penguins à Pittsburgh. Et l'Américain de 36 ans a dit s'en accommoder fort bien, lundi, à la suite son premier entraînement depuis son retour à Montréal.

«Je ne crois pas que je suis assez bon pour exiger un numéro de qui que ce soit, alors c'est correct, a lancé Halpern, sourire en coin. C'est quand même bien d'avoir un numéro aussi peu élevé. J'avais beaucoup de respect pour Ryan Callahan (le capitaine des Rangers) quand j'étais à New York, et il fait honneur au no 24 là-bas. Et Chris Chelios l'a porté ici, lui qui est également un Américain ayant joué à Montréal. Il est un héros pour bien des hockeyeurs de mon âge.

«D'ailleurs, avoir le privilège de porter n'importe quel numéro (dans la LNH) est une bonne chose.»

Halpern s'est retrouvé au sein du quatrième trio avec Gabriel Dumont et Travis Moen, parfois au centre et parfois à l'aile. Michael Blunden a quelques fois été utilisé en rotation.

Halpern, un joueur reconnu pour son jeu défensif et sa capacité à remporter des mises en jeu, devrait s'adapter rapidement au système du club montréalais, selon Michel Therrien.

«Nous avons passé en revue certains aspects de notre jeu durant l'entraînement avec lui, a indiqué l'entraîneur du CH. Ça va lui prendre un certain temps avant de s'adapter, aucun doute, mais c'est un vétéran qui connaît les différents systèmes. Ce sont généralement des choses qu'il a déjà vues. Son expérience va l'aider.»

«Parfois c'est bon de plonger tout de suite. La semaine va être intéressante», a dit Halpern en songeant aux matchs contre des équipes de premier plan à Pittsburgh et Boston, mardi et mercredi, mais aussi à la visite des Rangers au Centre Bell. Celle-ci surviendra dès samedi.

Avant même de rencontrer Therrien et ses adjoints, Halpern était déjà conscient des attentes à son endroit.

«Le désavantage numérique et les mises en jeu sont des aspects du jeu avec lesquels je suis familier, mais partout où tu vas, tu dois produire et obtenir des résultats», a-t-il souligné.

Le fait de revenir à Montréal a vite atténué le choc de changer d'équipe en pleine saison, a par ailleurs reconnu Halpern.

«C'est toujours un sentiment étrange quand tu prends l'avion. Tu te sens seul et isolé, a-t-il expliqué. Mais de pouvoir entrer dans le vestiaire ici et d'y apercevoir Brian Gionta, Travis Moen, Josh Gorge et P.K. Subban... Ce sont tous des joueurs avec qui j'ai gardé contact. C'était bien de voir leurs sourires. J'ai eu du plaisir à jouer avec eux dans le passé, alors je veux travailler fort pour eux, parce que ce sont des amis et des coéquipiers.»

Même si Nokelainen a sensiblement les mêmes atouts qu'un Halpern, le Canadien est allé chercher ce dernier parce qu'il affiche présentement un meilleur niveau de forme, a indiqué Therrien.

«Nokelainen, ça fait pratiquement un an qu'il n'a pas joué», a noté l'entraîneur, en faisant allusion au fait que le dernier match du Finlandais de 27 ans avec le Canadien remonte au 31 mars 2012.

Therrien a fait savoir que Carey Price obtiendra le départ contre les Penguins, mais il n'a pas annoncé quel gardien affrontera les Bruins le lendemain.

«On se concentre sur le match de (mardi) et après on verra», a-t-il dit.

Therrien a reconnu que la prochaine rencontre, sa première à Pittsburgh à la barre d'une équipe de la LNH depuis qu'il a été congédié par les Penguins, sera spéciale. Mais ce n'est pas parce qu'il prétend avoir eu un rôle dans la résurrection de l'équipe maintenant dirigée par Dan Bylsma.

«Ce n'est pas une question de dire, 'regardez, c'est mon club'. C'est surtout parce que j'ai encore des amis là-bas que je verrai probablement avant le match ou en soirée», a-t-il tenu à préciser.

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