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Israël recommencera à verser aux Palestiniens les impôts perçus en leur nom

25/03/2013 06:52 EDT | Actualisé 25/05/2013 05:12 EDT
AP
Israeli left wing activists hold Israeli and Palestinian flags to support the Palestinian U.N. bid for observer state status, during a rally in Tel Aviv, Israel, Thursday, Nov. 29, 2012. The Palestinians are certain to win U.N. recognition as a state on Thursday but success could exact a high price: delaying an independent state of Palestine because of Israel's vehement opposition. (AP Photo/Oded Balilty)

RAMALLAH, Territoire palestinien - Israël a annoncé lundi qu'il recommencerait à verser à l'Autorité palestinienne les impôts et taxes perçus en son nom afin d'aider l'entité gouvernementale qui administre la Cisjordanie à se sortir de sa longue crise financière.

L'État hébreu a souvent suspendu les transferts en raison de différends politiques, la dernière fois remontant à l'obtention par les Palestiniens d'un statut d'État observateur aux Nations Unies en novembre.

Le premier ministre de l'Autorité palestinienne, Salam Fayyad, a accusé Israël de retenir les fonds illégalement et rappelé que cet argent appartenait au peuple palestinien.

Le gouvernement israélien a transféré certaines sommes depuis décembre, mais sans respecter les délais habituels.

La décision d'Israël survient quelques jours après que le président américain Barack Obama eut rencontré séparément le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, durant une visite au Moyen-Orient.

M. Obama a déclaré que la stabilité de l'Autorité palestinienne était essentielle aux efforts des États-Unis pour ramener la paix dans la région.

Selon M. Fayyad, la crise financière a commencé en 2010 lorsque les donateurs, pour la plupart des pays arabes, ont cessé de verser l'aide promise. Il a précisé que le déficit de l'Autorité palestinienne atteindrait 1,5 milliard $ en 2013.

Les frais de fonctionnement de l'Autorité palestinienne s'élèvent à environ 300 millions $ par mois, dont la moitié est consacrée aux salaires des fonctionnaires. Elle a donc besoin des transferts israéliens pour se maintenir à flots.

Pendant ce temps, les conditions préalables à la reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes, qui ont été interrompues il y a quatre ans, n'ont toujours pas été déterminées. Barack Obama a écouté les arguments des deux camps durant son voyage et le secrétaire d'État américain, John Kerry, fait pression pour que les pourparlers reprennent.

Les Palestiniens exigent que l'État hébreu mette un frein à la construction de colonies en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est, des territoires qu'il a conquis en 1967. Israël affirme pour sa part que la question des colonies peut être réglée dans le cadre des négociations.