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Ashley Smith était «un grand enfant tyrannique», dit un médecin à l'enquête

25/03/2013 04:17 EDT | Actualisé 24/05/2013 05:12 EDT

TORONTO - L'enquête publique sur la mort en détention de la jeune Ashley Smith a repris ce lundi, à Toronto, après un ajournement de deux semaines.

Un psychiatre qui a rencontré la jeune Néo-Brunswickoise en 2006, lorsqu'elle venait d'arriver à un centre de détention pour adultes de la Nouvelle-Écosse, a témoigné qu'elle était très instable et montrait des tendances sadiques.

Ashley Smith était essentiellement «un grand enfant tyrannique», a déclaré le docteur Jeffrey Penn à l'audience de lundi.

Il l'avait rencontrée pendant 35 minutes, lui parlant au travers de la porte de sa cellule du secteur d'isolement de l'établissement Nova.

C'était environ un an avant qu'Ashley Smith ne meure le 19 octobre 2007 au centre de détention de Grand Valley à Kitchener, en Ontario, à l'âge de 19 ans. Elle est décédée après avoir attaché un tissu autour de son cou, un geste qu'elle avait posé à plusieurs reprises par le passé.

Le docteur Penn lui avait prescrit des médicaments calmants et a pressé le personnel de l'établissement de récompenser le bon comportement de la détenue.

À l'audience, M. Penn a témoigné avoir eu peu de doute qu'Ashley Smith avait un trouble de la personnalité. Il a indiqué ne pas avoir participé à l'élaboration d'un plan correctionnel pour Ashley Smith et n'avoir jamais eu connaissance d'un tel document.

Le médecin a expliqué qu'il avait un contrat pour voir les détenues de l'établissement pour quelques heures par semaine, et qu'il devait donc travailler rapidement.

Sa première évaluation de Ashley Smith avait été faite d'urgence à la demande du personnel de la prison parce qu'elle montrait des signes de trouble de comportement.

C'était leur décision de faire l'évaluation au travers de la porte de sa cellule, ce que le médecin a décrit comme une situation qui n'était pas idéale.

L'évaluation s'est terminée sur une bonne note, a témoigné le médecin. Il avait décidé de lui prescrire des sédatifs pour la calmer. Il avait aussi opté de ne pas la faire transférer à un hôpital psychiatrique puisqu'il croyait qu'elle obtiendrait de meilleurs soins psychologiques dans un environnement carcéral.

Ashley Smith a passé la majeure partie de la dernière année de sa vie en isolement. Elle avait été transférée 17 fois entre neuf prisons de cinq provinces.

Les travaux de la commission d'enquête publique sur la mort de la jeune femme de Moncton ont débuté en janvier. Ils devraient durer environ un an, avec l'audition d'une centaine de témoins.

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