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Pakistan: l'ancien président Pervez Musharraf est de retour au pays

24/03/2013 05:28 EDT | Actualisé 24/05/2013 05:12 EDT

KARACHI, Pakistan - L'ancien président du Pakistan, Pervez Musharraf, était de retour dans son pays dimanche, désireux de revenir sur la scène politique et ce, malgré des menaces de mort proférées par les talibans et des mandats d'arrestation à son endroit.

Son plus grand défi pourrait toutefois être sa popularité décroissante, à en juger par la maigre foule qui s'était pressée à l'aéroport pour l'accueillir.

Le retour de M. Musharraf au Pakistan pourrait aussi signifier la transition entre un gouvernement élu et un autre, ce qui constituerait une première dans un pays ayant subi trois coups d'État depuis son indépendance, en 1947. Après des années dans les coulisses du pouvoir du Pakistan, le général Muscharraf tentera de redorer son blason, espérant surfer sur le mécontentement des électeurs. La frustration populaire a grimpé après cinq ans d'inflation croissante, de fréquentes coupures de courant et de sécurité défaillante.

M. Musharraf, qui a aussi été chef d'État-major de l'armée pakistanaise, s'était saisi du pouvoir au lendemain d'un coup d'État, en 1999, et son régime autoritaire a été maintenu jusqu'en 2008, date à laquelle il avait été forcé de renoncer à ses fonctions de président. Alors qu'il avait tenté de démettre un juge en chef populaire, M. Musharraf s'était retrouvé aux prises avec des critiques de plus en plus virulentes et des manifestations d'envergure. Menacé destitution par le nouveau gouvernement élu, il avait alors quitté le pays. L'homme a vécu entre Londres et Dubaï depuis.

L'ancien homme fort du Pakistan avait déjà promis, à plusieurs reprises, de rentrer dans son pays d'origine. C'était chose faite dimanche, Pervez Musharraf ayant pris place dans un avion à Dubaï en compagnie de partisans et de journalistes.

A sa sortie de l'aéroport de Karachi, la ville la plus densément peuplée au pays, il s'est décrit comme un sauveur qui souhaitait rentrer chez lui pour ramener la prospérité et la stabilité qui ont marqué, selon les partisans, ses années de présidence.

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