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Les élections locales se déroulent sans violences ni heurts en Macédoine

24/03/2013 09:10 EDT | Actualisé 24/05/2013 05:12 EDT

SKOPJE, Macédoine - Les Macédoniens ont voté dans le calme lors d'élections locales, dimanche, faisant espérer une nouvelle ère après les violences politiques et ethniques survenues lors de précédents scrutins.

Les 2976 bureaux de vote ont fermé à 19 h, heure locale (17 h, heure de Montréal). Le dirigeant de la Commission électorale, Subhi Jakupi, a indiqué que le taux de participation était de 57,5 pour cent vers 17 h, heure locale, soit huit pour cent de plus que lors d'une étape similaire pendant les précédentes élections locales de 2009. Plus de 1,7 million de personnes avaient le droit de vote.

Le petit pays des Balkans espère que des élections locales libres, transparentes et pacifiques aideront à améliorer son dossier pour adhérer à l'Union européenne. Plus de 400 observateurs internationaux surveillaient les élections de dimanche.

Il existe un historique de conflits entre les Macédoniens de souche, qui forment plus de 60 pour cent de la population, et les immigrants albanais, qui représentent 25 pour cent des 2,1 millions d'habitants du pays. Les tensions ont pratiquement provoqué une guerre civile en 2001.

L'opposition de gauche des sociaux-démocrates est entrée dans l'arène politique au dernier moment. La coalition boycottait le Parlement depuis plus de deux mois, mais a mis fin à son obstruction après des négociations organisées par le Parlement européen et la Commission européenne. Selon le responsable européen Stefan Fuele, la participation de l'opposition aux élections locales est cruciale pour la candidature de la Macédoine pour intégrer l'Union européenne.

Ce petit pays est candidat depuis 2005 à une intégration à l'Union européenne, mais n'a pas encore obtenu de date pour le début des négociations comme telles. Cela est entre autres dû à la Grèce, qui s'oppose au nom du pays. Les Grecs affirment que le nom implique une revendication territoriale de la province grecque septentrionale de Macédoine. Mais l'UE est également peu chaude à l'idée d'admettre un État où un conflit ethnique peut encore éclater.

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