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Le chef de l'opposition syrienne démissionne, alors que les combats continuent

24/03/2013 08:43 EDT | Actualisé 24/05/2013 05:12 EDT

BEYROUTH - L'opposition syrienne appuyée par l'Occident était plongée dans un état de désarroi, dimanche, alors que le président de la Coalition nationale syrienne a démissionné et que son chef militaire a refusé de reconnaître un premier ministre récemment élu pour diriger un gouvernement rebelle intérimaire.

Ce chaos au sein de la coalition a menacé de saper sa tentative d'unifier les forces luttant contre le président Bachar el-Assad et mieux organiser la lutte contre son régime. Cela pourrait également nuire à l'appui provenant des États-Unis et d'autres nations, qui espéraient que la coalition émerge comme l'organisme le plus crédible pour organiser le transfert de l'aide vers les groupes opposés à Bachar el-Assad à l'intérieur du pays, en plus de couper l'herbe sous le pied aux extrémistes islamistes qui dominent les combats sur plusieurs fronts de la guerre civile.

Alors que le leadership politique de l'opposition trébuchait, les combattants rebelles ont poursuivi leur progression en Syrie, dimanche, avec une offensive dans la province du sud qui borde la Jordanie. L'armée israélienne stationnée sur le Plateau du Golan occupé a pour sa part dit avoir répondu à des tirs transfrontaliers en ciblant un objectif en territoire syrien.

Lors de sa démission surprise, le président Ahmed Moaz al-Khatib a exprimé de la frustration envers la communauté internationale et la coalition elle-même. Dans une déclaration publiée sur Facebook, il a indiqué qu'il démissionnait parce que certaines «lignes rouges» avaient été franchies.

Il a également blâmé les puissances mondiales pour avoir offert un «appui insuffisant» à la cause rebelle, en plus de se plaindre du fait que des parties avaient fait pression en faveur de négociations avec le régime. Plusieurs leaders de l'opposition soutiennent que le régime El-Assad a tué trop de gens pour faire partie d'une solution au conflit.

Même si elle a élu un nouveau premier ministre formé aux États-Unis la semaine dernière, la coalition n'a pas réussi à imposer son autorité en Syrie, où des centaines de groupes indépendants participent à la guerre civile contre les forces du régime El-Assad.

Selon les Nations unies, plus de 70 000 personnes auraient été tuées depuis le début du conflit, il y a désormais plus de deux ans.

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