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Aucune matière dangereuse découverte à la résidence de Boris Berezovski

24/03/2013 12:24 EDT | Actualisé 24/05/2013 05:12 EDT

LONDRES - Les experts en matières dangereuses n'ont rien trouvé de suspect dimanche dans la résidence où le corps de Boris Berezovski a été découvert alors que la police britannique poursuit son enquête sur la mort du magnat russe exilé.

M. Berezovski, qui s'était réfugié en Angleterre au début des années 2000 après s'être brouillé avec le président russe Vladimir Poutine, a été découvert sans vie samedi à sa propriété d'Ascot, une ville située à 40 kilomètres à l'ouest de Londres. Il était âgé de 67 ans et les forces de l'ordre ont indiqué que son décès était considéré comme «inexpliqué».

Les autorités ont révélé dimanche dans un communiqué que des policiers spécialement formés pour traiter les matières chimiques, radioactives et nucléaires n'avaient rien détecté d'anormal dans la maison et que l'investigation pouvait suivre son cours normal.

Boris Berezovski, qui a survécu à de multiples tentatives d'assassinat, a amassé sa fortune dans les secteurs du pétrole et de l'automobile lors de la privatisation des actifs étatiques russes après l'effondrement de l'Union soviétique dans les années 1990.

Après avoir été membre de l'entourage de l'ancien président Boris Eltsine, l'homme d'affaires s'est disputé avec le successeur de M. Eltsine, Vladimir Poutine, et a fui la Russie pour échapper à des accusations de fraude qui, selon lui, avaient été portées pour des raisons politiques.

Au Royaume-Uni, M. Berezovski est devenu l'allié de plusieurs éminents critiques du Kremlin, parmi eux l'ancien agent du KGB Alexandre Litvinenko, qui a fui la Russie avec l'aide de M. Berezovski parce qu'il avait accusé des responsables russes de planifier l'assassinat d'opposants politiques.

M. Litvinenko a été empoisonné au polonium-210 à Londres et est décédé en 2006. Sur son lit de mort, il avait soutenu que c'était le Kremlin qui l'avait assassiné.

Le porte-parole de Vladimir Poutine a reconnu dimanche que le président russe considérait Boris Berezovski comme un ennemi qui avait clairement fait savoir ses intentions à son égard.

«Nous savons de sources sûres qu'il ne ménageait aucun effort pour soutenir des démarches, en Russie comme à l'étranger, qui pourraient être vues comme dirigées contre la Russie et M. Poutine», a déclaré Dmitri Peskov sur les ondes de la chaîne câblée indépendante Rain. «Il était sans l'ombre d'un doute l'adversaire de M. Poutine et, malheureusement, pas seulement en politique mais aussi dans d'autres domaines.»

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