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Transfert d'un centre de détention afghan: Kaboul et Washington s'entendent

23/03/2013 05:40 EDT | Actualisé 23/05/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - Le centre de détention de Parwan passera sous contrôle afghan en vertu d'une entente entre les États-Unis et le gouvernement afghan, a indiqué samedi le Pentagone. Il y a deux semaines, les négociations avaient achoppé puisque Washington souhaitait avoir l'autorité d'opposer son veto à la libération de certains détenus considérés dangereux.

En vertu de cet accord, les Afghans pourront invoquer une procédure assurant que les prisonniers considérés dangereux ne seront pas remis en liberté, selon un haut responsable américain. L'entente prévoit également que les deux parties peuvent collaborer afin de résoudre tout différend qui pourrait survenir.

Le transfert de responsabilité de cet établissement de détention était critique dans le processus de transfert des pouvoirs en matière de sécurité aux Afghans, alors que les troupes américaines et leurs alliés s'apprêtent à mettre fin à leur mission de combat, d'ici la fin de l'année 2014.

Les Afghans souhaitaient obtenir le contrôle du centre de Parwan, mais les responsables américains s'inquiétaient du sort qui pourrait être réservé aux détenus les plus dangereux une fois le transfert de pouvoir accordé.

Le secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, s'est entretenu samedi avec le président afghan Hamid Karzaï pendant que les représentants des deux nations finalisaient l'accord après des journées d'intenses pourparlers.

Actuellement, l'établissement pénitentiaire est dirigé par un Afghan, mais les Américains ont l'autorité de bloquer la libération de détenus. Les prisonniers incarcérés sous l'autorité américaine n'ont pas droit à un procès puisque les États-Unis considèrent qu'ils sont impliqués dans un conflit qui n'est pas encore terminé.

Les États-Unis n'ont pas encore officiellement déterminé combien de leurs soldats seraient susceptibles de demeurer en Afghanistan après 2014, mais ont déjà affirmé qu'environ 12 000 troupes de la coalition et des États-Unis pourraient y rester stationnés.

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