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Obama goûte l'Histoire à Petra à la fin de sa tournée proche-orientale

23/03/2013 09:47 EDT | Actualisé 23/05/2013 05:12 EDT

Barack Obama a goûté l'histoire ancienne samedi, en se promenant dans les ruines de l'ancienne cité nabatéenne de Petra en Jordanie, après avoir plongé pendant quatre jours dans les conflits du Proche-Orient et assuré Israël de l'indéfectible soutien des Etats-Unis.

M. Obama s'est rendu d'Amman à Petra, site grandiose dans le sud de la Jordanie, par hélicoptère pour admirer les vestiges aux dégradés de couleurs ocres et saumon. Une violente tempête de sable s'étant calmée, il a pu survoler les montagnes et plaines de Jordanie et rejoindre la cité historique en moins d'une heure.

Vendredi déjà, des rafales de "hamsin" (le vent du désert) soufflant sur la Terre sainte avait perturbé la fin de la première visite du président américain en Israël et dans les Territoires palestiniens.

M. Obama était arrivé en Jordanie vendredi après-midi et a eu des entretiens avec le roi Abdallah II sur la crise des réfugiés syriens qui affluent en Jordanie, sur les efforts de relance du processus de paix au Proche-Orient et d'autres questions régionales.

Il devait quitter Amman pour Washington dans la journée.

"C'est impressionnant, spectaculaire", a commenté le président en admirant la façade de 40 mètres du plus célèbre temple de Petra: le "Trésor", creusé dans le grès rose. Daté du I° siècle après J.C., le "Trésor" était probablement un monument funéraire royal.

Portant un pantalon kaki, un pull, un coupe vent bleu et des lunettes de soleil, M. Obama a emprunté le célèbre "Sîq", un défilé creusé dans la roche et qui débouche sur le site de Petra.

Petra, le site de Jordanie le plus touristique, était la dernière étape d'une visite historique de quatre jours du président américain au Proche-Orient, destinée à rassurer Israël sur l'engagement américain à le défendre face à l'Iran et à tenter de relancer les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens.

Vendredi, Barack Obama s'est dit "très inquiet" que la Syrie devienne une enclave des extrémistes et a promis une aide à la Jordanie confrontée à l'afflux de réfugiés syriens.

Washington éprouve des réticences à armer les groupes d'opposition en Syrie, craignant qu'ils puissent être liés à Al-Qaïda.

La guerre civile en Syrie a fait plus de 70.000 morts et plus d'un million de réfugiés en deux ans, selon l'ONU.

Le président Obama a par ailleurs promis de demander au Congrès de fournir à la Jordanie 200 millions de dollars (154 millions d'euros), destinés à venir en aide aux réfugiés syriens accueillis par le royaume hachémite.

Ces fonds devraient aider la Jordanie à fournir plus de services humanitaires aux réfugiés syriens, a-t-il affirmé.

D'après les autorités, le royaume hachémite accueille plus de 460.000 Syriens, dont 120.000 dans le seul camp de Zaatari, dans le nord.

La veille, le président américain avait appelé au départ du président syrien, mettant en garde contre "l'utilisation d'armes chimiques contre le peuple syrien ou leur transfert à des groupes terroristes".

L'ONU a décidé d'enquêter sur l'utilisation éventuelle d'armes chimiques en Syrie, en réponse à une demande de Damas.

A la fin de sa visite officielle en Israël, M. Obama a réussi à réconcilier vendredi Israël et la Turquie, en froid depuis 2010.

Dans un geste spectaculaire, juste avant le départ de M. Obama en Jordanie, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a présenté ses excuses à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pour la mort de neuf Turcs lors de l'arraisonnement d'une flottille pour Gaza en 2010.

Les deux dirigeants sont convenus de normaliser les relations, y compris diplomatiques, entre leurs deux pays.

C'est par des visites symboliques à Jérusalem --notamment au mémorial de la Shoah de Yad Vashem-- et à Bethléem que M. Obama a bouclé son voyage en Israël et dans les Territoires.

Dans un discours vibrant à 2.000 jeunes Israéliens à Jérusalem, point fort de sa visite, il avait exhorté jeudi Israël et les Palestiniens à choisir la paix, sans toutefois tracer de voie pour parvenir à une solution à deux Etats.

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