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Gestes de violence en Égypte: les partis politiques s'échangent le blâme

23/03/2013 08:08 EDT | Actualisé 23/05/2013 05:12 EDT

LE CAIRE, Égypte - Les différents partis politiques égyptiens s'accusent mutuellement d'être responsables de l'un des plus importants épisodes de violence à éclater entre partisans et opposants des Frères musulmans, mouvement duquel est issu le président Mohammed Morsi.

La puissante formation politique a soutenu samedi que les partis d'opposition étaient responsables d'avoir offert une «protection politique» à des «sbires» qui ont attaqué et battu des centaines de ses partisans à l'extérieur de son quartier général au Caire.

Mais selon les groupes de l'opposition, le président Mohammed Morsi est à blâmer dans cette histoire. Ils accusent le dirigeant d'avoir polarisé le pays et d'avoir échoué à offrir de la stabilité neuf mois après avoir été porté au pouvoir, dans le cadre des premières élections libres à se tenir en Égypte.

L'une des figures de proue de l'opposition, l'ancien directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Mohamed El Baradei, a écrit sur Twitter que la violence s'expliquait par l'incapacité du régime à s'attaquer aux causes profondes de la colère.

Les protestataires ont laissé éclater leur frustration vendredi devant les bureaux des Frères musulmans dans le quartier de Muqattam, dans la capitale égyptienne. Les violences ont mené à environ 175 hospitalisations, dont des dizaines pour traiter des blessures graves.

Des milliers de militants ont convergé près de l'édifice et ont attaqué les partisans de la formation politique au pouvoir à l'aide de roches, de couteaux et de bâtons. Des coups de feu ont également retenti dans le quartier.

Plusieurs bureaux du mouvement avaient aussi été attaqués en décembre.

Les Frères musulmans ont qualifié les attaquants de «voyous» et de «contre-révolutionnaires» qui essaient de renverser un leader ayant été élu démocratiquement.

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