NOUVELLES

Des centaines d'employés de banques manifestent à Nicosie

23/03/2013 12:13 EDT | Actualisé 23/05/2013 05:12 EDT

Des centaines d'employés de banques manifestaient samedi après-midi à Nicosie, où les autorités sont engagées dans une course contre la montre pour conclure avec leurs partenaires européens un plan de sauvetage des banques et de l'économie de l'île.

Parti du siège de l'Union chypriote des employés de banques (Etyk), le cortège s'est d'abord rendu à la présidence puis, après un bref rassemblement devant les grilles du palais, a pris la direction du ministère des Finances, selon un journaliste de l'AFP.

Après avoir momentanément stoppé le cortège près du palais présidentiel, la police l'a laissé avancer et aucun incident n'a été signalé, même si la colère était palpable.

Les manifestants, qui craignent pour leur emploi en cas de faillite ou de restructuration des banques, portaient des pancartes proclamant "Pas touche aux fonds de pension", "Non à la banqueroute de Chypre" ou encore "Laissez-nous rêver".

Chypre doit trouver d'ici lundi 7 milliards d'euros -plus du tiers de son PIB-, pour débloquer l'aide internationale de 10 milliards d'euros de la troïka et obtenir que la BCE continue de fournir des liquidités d'urgence à ses banques.

Le ministre des Finances, Michalis Sarris, a fait état de "progrès significatifs" et estimé que le Parlement pourrait être saisi en fin de journée d'un nouveau volet de mesures, mais un responsables administratif de la Chambre a assuré qu'aucun débat ni vote n'était prévu samedi.

Vendredi soir, les députés ont adopté une première série de mesure, dont une restructuration du secteur bancaire et la création d'un fonds de solidarité qui devrait s'appuyer sur une série de fonds de pension.

"Nous manifestons pour sauver nos emplois et notre fonds de pension. Ce sont nos amis européens qui nous ont mis dans cette situation", a déclaré Petros, un employé de banque.

A Bruxelles, plusieurs sources proches des négociations ont indiqué que le plan négocié comprend la restructuration des deux grandes banques chypriotes --Bank of Cyprus et Popular Bank (Laiki en grec), qui "doivent disparaître". Une nouvelle banque serait créée avec les actifs sains des deux banques.

La mesure doit être complétée par une décote sur les actifs sains tirés des deux banques. La fourchette en négociation varie entre 15 à 20%.

La Laiki Bank emploie à elle seule plus de 8.000 personnes à Chypre, soit 1% des 840.000 habitants, ce qui illustre la disproportion du secteur bancaire que l'Union européenne dénonce dans l'économie chypriote.

pbz/hkb/jds/srm/fc/hj

PLUS:afp