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Syrie : Bachar Al-Assad promet de nettoyer le pays

22/03/2013 09:00 EDT | Actualisé 22/05/2013 05:12 EDT

Pendant qu'à New York l'ONU prolonge le mandat de sa commission d'enquête en Syrie, le président syrien Bachar Al-Assad s'est engagé vendredi « à nettoyer la Syrie » des extrémistes musulmans qui sont, selon lui, à l'origine de l'attentat meurtrier de jeudi, contre une mosquée sunnite de Damas.

Au moins 49 personnes ont été tuées jeudi soir à la mosquée Al-Imane, dans le quartier de Mazraa, au nord de Damas, après qu'un homme bardé d'explosifs eut activé sa bombe dans le lieu de culte musulman. La déflagration a aussi fait 84 blessés.

L'attaque a été menée pendant que le cheikh Mohammed Saïd Ramadan al-Bouti, un dignitaire et intellectuel religieux vénéré en Syrie, prêchait à la mosquée. L'érudit de 84 ans et son petit-fils ont tous deux été tués par la puissante explosion.

Condamnant vigoureusement cet attentat vendredi, Bachar Al-Assad a présenté ses condoléances au peuple syrien pour la perte de ce grand religieux.

« Ils t'ont tué croyant faire taire la voix de l'islam et la foi dans le pays (...), ils t'ont tué pour avoir élevé la voix face à leurs idées obscurantistes visant à détruire les principes de notre religion clémente », a déclaré le dictateur syrien, en s'adressant au défunt.

« Je jure au peuple syrien que ton sang, celui de ton petit-fils et de tous les martyrs de la patrie n'aura pas coulé gratuitement, car nous serons fidèles à tes idées en anéantissant leur obscurantisme et leur incroyance jusqu'à ce que nous en nettoyons le pays », a poursuivi Bachar Al-Assad.

Le cheikh Mohammed Saïd Ramadan al-Bouti était un précieux allié pour le régime du dictateur syrien, et ce, depuis l'accession au pouvoir de son père, l'ancien président Hafez Al-Assad.

La guerre civile qui déchire la Syrie depuis deux ans maintenant a fait plus de 70 000 morts depuis mars 2011, selon les estimations de l'ONU.

L'ONU prolonge le mandat de sa commission d'enquête 

Par ailleurs, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté jeudi une résolution qui prolonge d'un an le mandat de la commission d'enquête des Nations unies sur la situation en Syrie.

Le mandat de cette commission est de rapporter et de documenter les abus, exactions et violations des droits de l'homme commis par les parties impliquées dans cette guerre civile.

La motion déposée par la Jordanie, le Koweït, le Maroc, le Qatar, l'Arabie Saoudite, la Tunisie et les Émirats arabes unis, a été acceptée par 41 voix contre une et 5 abstentions.

Seul le Venezuela, allié du président Bachar al-Assad, s'est opposé au projet, estimant que ceux qui soutenaient la résolution souhaitaient un « changement de régime » en Syrie. L'Équateur, l'Inde, les Philippines, l'Ouganda et le Kazakhstan se sont quant à eux abstenus.

Pour sa part, l'ambassadeur de la Syrie auprès de l'ONU, Faysal Khabbaz Hamoui, a jugé la résolution « partiale », estimant qu'elle avait été rédigée en vue de « politiser la situation » dans son pays.

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