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Ottawa met l'aide internationale sous la coupe des Affaires étrangères

22/03/2013 12:17 EDT | Actualisé 22/05/2013 05:12 EDT

La fusion de l'agence canadienne chargée de l'aide aux pays pauvres, organisme relativement indépendant, avec le ministère des Affaires étrangères, devrait permettre au Premier ministre Stephen Harper de mieux la contrôler, ont estimé vendredi des médias canadiens.

Annoncée dans un passage du budget 2013 présenté jeudi, la mesure s'inscrit dans une orientation du gouvernement conservateur, consistant à harmoniser l'aide à l'étranger avec les objectifs de la diplomatie et des entreprises canadiennes à travers le monde. Cette politique devrait conduire parfois à faire passer l'aide par le canal d'entreprises canadiennes présentes dans les pays cibles.

"Le gouvernement continuera à offrir une aide essentielle à ceux qui en ont le plus besoin dans les pays en développement", indique le budget, citant la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, l'éducation, la gouvernance de l'administration publique, la réforme de la justice et l'agriculture.

Le budget de l'aide à l'étranger ne devrait pas changer. Le ministère, dont le nom englobera désormais les Affaires étrangères, le Commerce et le Développement, devra harmoniser ces trois activités, pour leur donner "une plus grande cohérence stratégique à l'égard des enjeux prioritaires", indique encore le budget.

Le quotidien de référence The Globe and Mail a toutefois souligné vendredi le côté négatif de cette évolution: "L'ACDI (ndlr: Agence canadienne de développement international), qui a longtemps été une épine dans le pied du gouvernement Harper, jouissait d'une autonomie relative vis-à-vis du Bureau du Premier ministre, à cause de sa structure de direction. En changeant cette structure, le gouvernement va acquérir un bien plus grand contrôle" sur son fonctionnement.

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