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Obama se recueille à Jérusalem et Bethléem avant de passer au conflit syrien

22/03/2013 09:42 EDT | Actualisé 22/05/2013 05:12 EDT

Barack Obama a achevé vendredi sa première visite présidentielle en Terre sainte par des visites symboliques à Jérusalem et à Bethléem, au lendemain d'un appel direct aux Israéliens à pousser pour avancer vers la paix avec les Palestiniens.

Le président américain devait terminer le premier voyage de son second mandat par une étape en Jordanie, dominée par le conflit syrien.

Il s'est d'abord rendu à Jérusalem au Mont Herzl, où est enterré le Premier ministre israélien assassiné Yitzhak Rabin, avant de se recueillir au mémorial de la Shoah de Yad Vashem. Il a déposé des pierres, comme le veut la coutume juive, sur les tombes de Theodor Herzl, père du sionisme, et de Yitzhak Rabin.

M. Obama a ensuite déjeuné avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. La discussion a porté sur "une série de défis de sécurité nationale ainsi que sur le processus de paix avec les Palestiniens", selon un responsable israélien. "Le Premier ministre a insisté sur l'importance de la sécurité dans ce processus".

Dans l'après-midi, le président américain a effectué une brève visite à la basilique de la Nativité, lieu de naissance de Jésus selon la tradition chrétienne, à Bethléem en Cisjordanie, où il a été accueilli par le président palestinien Mahmoud Abbas.

Accompagné de son secrétaire d'Etat John Kerry et de M. Abbas, il a passé une vingtaine de minutes dans la basilique, premier site palestinien inscrit en juin 2012 au Patrimoine mondial de l'Organisation de l'ONU pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), un vote critiqué par les Etats-Unis.

Barack Obama, en raison d'une tempête de sable, s'est rendu à Bethléem et en est reparti en limousine et non en hélicoptère, comme prévu, ce qui lui a donné l'occasion de voir la barrière de séparation israélienne en Cisjordanie.

Dans un discours vibrant à 2.000 jeunes Israéliens à Jérusalem, point fort de sa visite, le président américain a exhorté jeudi Israël et les Palestiniens à choisir la paix, sans toutefois tracer de voie pour parvenir à une solution à deux Etats.

"Le but de la visite d'Obama en Israël a été atteint: il a gagné le coeur des Israéliens et leur a donné une impression de sécurité, dans l'espoir qu'ils prennent la relève et poussent leurs dirigeants vers un accord de paix avec les Palestiniens", résume vendredi le quotidien israélien Haaretz.

"Obama a choisi d'appeler les jeunes à se révolter contre la classe politique. Les politiques ne le feront pas (agir pour la paix avec les Palestiniens, NDLR), leur a-t-il dit. Il avait dit des choses similaires aux étudiants égyptiens il y a quatre ans à l'Université du Caire", confirme l'éditorialiste du quotidien populaire Yediot Aharonot.

Les dirigeants palestiniens n'ont en revanche guère à se mettre sous la dent, mais le ministère des Finances a indiqué sur son site que 200 millions de dollars (154 M EUR) d'aide américaine bloqués depuis des mois au Congrès lui avaient été versés en février à l'approche de la visite.

M. Kerry reviendra samedi soir à Jérusalem, après 24 heures en Jordanie avec M. Obama, afin de discuter des prochaines étapes du processus de paix avec M. Netanyahu.

Après avoir consacré une grande partie de sa visite en Israël au nucléaire iranien et assurer les responsables israéliens du soutien "éternel" des Etats-Unis, M. Obama va s'occuper en Jordanie de la guerre en Syrie qui a fait plus de 70.000 morts et plus d'un million de réfugiés en deux ans selon l'ONU.

A Jérusalem, il a martelé que le président syrien Bachar al-Assad devait "partir" et mis Damas en garde contre "l'utilisation d'armes chimiques contre le peuple syrien ou leur transfert à des groupes terroristes".

M. Obama a refusé d'apporter une aide militaire aux rebelles mais il leur a accordé un soutien logistique ainsi que des centaines de millions de dollars d'aide humanitaire.

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