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Obama promet une aide aux réfugiés syriens en Jordanie

22/03/2013 05:26 EDT | Actualisé 22/05/2013 05:12 EDT

Après avoir terminé sa visite en Israël, le président des États-Unis, Barack Obama, a poursuivi vendredi son voyage au Proche-Orient en faisant un arrêt à Amman, en Jordanie, pour y rencontrer le roi Abdullah II.

Barack Obama a déclaré qu'il était « très inquiet » que la Syrie devienne un refuge pour l'extrémisme lors d'une conférence de presse en compagnie du roi Abdallah II.

Sur la question des réfugiés syriens, le président américain a promis de demander au Congrès de fournir à la Jordanie 200 millions de dollars, destinés à venir en aide aux réfugiés accueillis par le royaume hachémite.

D'après les autorités, la Jordanie accueille plus de 460 000 Syriens, dont 120 000 dans le seul camp de Zaatari (nord).

Le roi de Jordanie a assuré que son pays ne fermerait pas ses frontières aux réfugiés syriens.

Par ailleurs, M. Obama a exprimé sa satisfaction au sujet des mesures prises pour entamer des réformes politiques « nécessaires ».

Le Royaume de Jordanie traverse depuis plusieurs mois, dans la foulée du soulèvement arabe, une crise politique chronique qui s'est illustrée par le changement de trois gouvernements en l'espace d'une année.

Les rues d'Amman, la capitale, sont devenues le théâtre quasi quotidien de manifestations de l'opposition, toutes obédiences confondues, qui réclame des réformes politiques profondes.

Un premier voyage en Israël réussi

Plus tôt vendredi, le président des États-Unis a conclu son premier séjour en Israël et dans les Territoires palestiniens par une série de visites à caractère historique, notamment pour commémorer l'Holocauste, comme le font habituellement les chefs d'État qui visitent Israël.

Accompagné du premier ministre Benyamin Nétanyahou et du président israélien Shimon Peres, M Obama s'est arrêté en matinée au musée Yad Vashem, à Jérusalem, qui constitue l'un des principaux monuments commémoratifs des victimes de la Shoah. Le président américain s'est brièvement recueilli devant la tombe du père du mouvement sioniste moderne, Theodor Herzl, décédé en 1904.

« Rien ne saurait être plus puissant », a-t-il déclaré, après avoir visité une salle dont les murs sont couverts de noms de victimes de l'Holocauste.

Barack Obama a ensuite partagé un repas en tête-à-tête avec Benyamin Nétanyahou, avant de se rendre à Bethléem pour y visiter l'Église de la nativité, lieu présumé de la naissance de Jésus-Christ.

Jeudi, le président a prononcé un discours puissant devant des étudiants, à Jérusalem. Il a plaidé en faveur d'un accord entre Israéliens et Palestiniens, arguant que la « paix est nécessaire, juste, possible ».

Plus tôt dans la journée, il avait rencontré le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. En conférence de presse après la rencontre, il a convenu que les Palestiniens « méritent leur propre État » et a critiqué la colonisation israélienne.

Aide débloquée

Vendredi, le département d'État a confirmé avoir débloqué une aide promise à la Palestine il y a des mois.

En tout, 500 millions de dollars seront versés. Il s'agit d'argent qui était programmé dans les budgets 2012 et 2013 du gouvernement américain.

Selon Washington, les sommes seront employées par l'Agence américaine pour le développement international, qui mène des projets visant l'aide économique, humanitaire et au développement.

Une partie de la somme sera versée à l'Autorité palestinienne, entité administrative chargée de gérer les Territoires palestiniens.

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