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Obama se recueille à Jérusalem et Bethléem avant de passer à la Syrie

22/03/2013 05:55 EDT | Actualisé 22/05/2013 05:12 EDT
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JERUSALEM, ISRAEL - MARCH 22: (ISRAEL OUT) U.S. President Barack Obama pays his respects in the Hall of Remembrance in front of Israel's President Shimon Peres, Israel's Prime Minster Benjamin Netanyahu, Chairman of the Yad Vashem Directorate Avner Shalev and Rabbi Yisrael Meir Lau after marines layed a wreath on his behalf during his visit to the Yad Vashem on March 22, 2013 in Jerusalem, Israel. This is Obama's first visit as president to the region and his itinerary includes meetings with the Palestinian and Israeli leaders as well as a visit to the Church of the Nativity in Bethlehem. (Photo by Uriel Sinai/Getty Images)

Au lendemain d'un appel direct aux Israéliens et aux Palestiniens à avancer vers la paix, le président américain Barack Obama va s'attaquer à la crise syrienne lors d'un bref passage en Jordanie.

M. Obama bouclait vendredi les dernières étapes, symboliques, de sa première visite présidentielle en Israël et dans les Territoires palestiniens.

Il s'est rendu d'abord au Mont Herzl, où est enterré l'ex-Premier ministre Yitzhak Rabin, avant de se recueillir au mémorial de la Shoah de Yad Vashem, à Jérusalem, et visiter la basilique de la Nativité dans la ville palestinienne de Bethléem en Cisjordanie.

Il a déposé des pierres, comme le veut la coutume juive, sur les tombes de Theodor Herzl, père du sionisme, et de Yitzhak Rabin, le prix Nobel de la paix assassiné par un activiste d'extrême droite en 1995. Pour ce tombeau, il avait apporté avec lui une pierre du mémorial Martin Luther King à Washington.

Après Yad Vashem, consacré à la mémoire des six millions de juifs victimes de l'Holocauste, où il a dénoncé la "dépravation de l'homme" et la "barbarie", M. Obama devait avoir un déjeuner privé avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Il devait revoir le président palestinien Mahmoud Abbas à Bethléem, le lieu de naissance du Christ selon la tradition, avant de se rendre dans l'après-midi en Jordanie où il y passera la nuit.

Dans un discours vibrant à des centaines de jeunes Israéliens à Jérusalem, point fort de sa visite, le président américain a exhorté jeudi Israël et les Palestiniens à choisir la paix, sans toutefois tracer de voie pour parvenir à une solution à deux Etats.

"La paix est la seule voie vers la vraie sécurité", a déclaré M. Obama, appelant "les Palestiniens à reconnaître qu'Israël (serait) un Etat juif" et les Israéliens qu'"une Palestine indépendante (devait) être viable".

"Les messages d'Obama, destinés aux jeunes dans l'audience, sont beaucoup plus significatifs que les remarques polies et protocolaires lors des autres événements en présence des dirigeants politiques", résume vendredi le quotidien israélien Haaretz.

"Le but d'Obama en venant en Israël a été atteint: il a gagné le coeur des Israéliens et leur a donné une impression de sécurité, dans l'espoir qu'ils vont maintenant prendre la relève et pousser leurs dirigeants vers un accord de paix avec les Palestiniens", estime son éditorialiste.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry reviendra samedi soir à Jérusalem, après 24 heures passées en Jordanie avec M. Obama, afin de discuter des prochaines étapes du processus de paix avec le Premier ministre israélien.

Après avoir consacré une grande partie de sa visite en Israël au nucléaire iranien, et à rassurer les responsables israéliens quant au soutien "éternel" des Etats-Unis, Barack Obama va s'occuper en Jordanie de la guerre civile en Syrie où plus de 70.000 personnes ont péri depuis deux ans.

La Jordanie abrite près de 436.000 réfugiés syriens alors que les civils continuent à fuir les combats entre les forces du président Bachar al-Assad et les rebelles.

Le président américain a refusé d'apporter une aide militaire aux rebelles mais il leur a accordé un soutien logistique ainsi que des centaines de millions de dollars d'aide humanitaire.

Dans son discours à Jérusalem, M. Obama a martelé: "Assad doit partir pour que l'avenir de la Syrie puisse commencer". Il a aussi mis une nouvelle fois le régime de Damas en garde contre "l'utilisation d'armes chimiques contre le peuple syrien ou leur transfert à des groupes terroristes".

L'ONU a annoncé jeudi qu'elle allait ouvrir une enquête sur l'utilisation possible d'armes chimiques en Syrie, qui fait l'objet d'accusations réciproques de la part des deux camps mais n'a pas jusqu'à présent été confirmée.