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L'Impact visera un 4e gain consécutif face aux Red Bulls au Stade olympique

22/03/2013 06:04 EDT | Actualisé 22/05/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le défi de l'Impact de Montréal depuis quelques jours consiste à garder la tête froide.

Trois victoires en autant de parties en début de saison en Major League Soccer (MLS) explique en grande partie ce genre de réaction chez une équipe qui a éprouvé sa part d'ennuis en début de campagne l'an dernier à titre d'équipe d'expansion.

Ils aborderont maintenant le match de samedi après-midi contre les Red Bulls de New York (0-1-2) dans le rôle des favoris. Les illustres inconnus de 2012 occupent désormais le premier rang du classement général de cette ligue réunissant 19 équipes, et ils ne sont plus pris à la légère par leurs adversaires.

«Une équipe d'expansion porte toujours une certaine étiquette», a dit le capitaine Davy Arnaud vendredi. «Que ce soit vrai ou faux, ç'a toujours été comme ça.

«Mais ça fait maintenant un an que nous sommes dans cette ligue. Nous avons affronté toutes les équipes. Elles connaissent toutes nos joueurs. C'est normal qu'elles aient maintenant un peu plus de respect, mais ça n'influence nullement notre philosophie.»

À leur quatrième match la saison dernière, l'Impact avait été dominé 5-2 par les Red Bulls à New York et présentait une piètre fiche de 0-3-1. Ça leur avait pris dix matchs pour atteindre le plateau des trois victoires.

Il est encore tôt dans la saison, mais les Montréalais sont devenus une équipe qui doit être prise au sérieux par ses adversaires.

«Nous savons que lorsqu'on se trouve au sommet de la montagne, tout le monde tente de te pousser en bas», a illustré le défenseur Jeb Brovsky. «C'est bien d'être dans cette position, mais le travail ne fait que commencer.

«Chaque équipe veut notre peau. Et comme le dit (l'entraîneur) Marco Schällibaum, nous devons justifier notre présence au sommet, pourquoi nous faisons si bien. Mais il ne fait aucun doute dans notre esprit que nous formons une très bonne équipe et que nous progressons.»

Une foule d'environ 25 000 spectateurs est attendue au Stade olympique, mais elle ne pourra observer certains des plus grands noms du circuit nord-américain.

Dans le camp de l'Impact, l'ex-défenseur international italien Alessandro Nesta sera à l'écart en raison d'une blessure aux adducteurs, et le milieu de terrain Sanna Nyassi sera absent afin de participer à un match de l'équipe nationale de la Gambie.

Pour les Red Bulls, l'attaquant français Thierry Henry a choisi de demeurer à la maison afin de reposer un pied endolori plutôt que de le mettre à l'épreuve sur une surface synthétique, le milieu de terrain Tim Cahill représentera l'Australie, tandis que le défenseur Roy Miller s'alignera pour le Costa Rica.

L'Impact devra toutefois se méfier de l'attaquant new-yorkais Fabian Espindola, qui a déjà marqué deux buts, et du joueur étoile brésilien de 37 ans Juninho.

Les Red Bulls ont connu leurs meilleures performances l'an dernier lorsque leurs gros canons étaient à l'écart du jeu.

«Henry est un rouage important et le type de joueur qui peut vous faire mal, mais il ne sera pas là», a rappelé le milieu de terrain québécois Patrice Bernier. «De la façon que je vois ça, un autre gars va combler son absence et va tenter d'impressionner l'entraîneur afin de mériter plus de temps de jeu.»

Les Red Bulls ont compilé une fiche de 2-1-0 contre l'Impact en 2012, dans une série qui a généré pas moins de 14 buts. L'Impact avait remporté le dernier duel entre les deux équipes 3-1, le 28 juillet.

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