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Le Parlement chypriote adopte le plan de restructuration des banques

22/03/2013 06:18 EDT | Actualisé 22/05/2013 05:12 EDT

Le Parlement chypriote, réuni en session extraordinaire, a adopté vendredi soir une loi sur la restructuration du système bancaire, dans le cadre du plan de sauvetage que Nicosie doit conclure avant lundi avec ses partenaires européens pour éviter la banqueroute.

Les députés ont ensuite levé la séance peu avant minuit (22H00 GMT), sans fixer de date ou d'heure pour l'examen de cinq autres textes liés à ce plan, dont le plus controversé doit établir une taxe exceptionnelle, qui pourrait s'élever à 15% selon la télévision publique, sur les dépôts bancaires à partir de 100.000 euros.

La loi sur la restructuration des banques, la plus disputée des trois votées vendredi soir, a été adoptée par 26 voix pour, deux contre et 25 abstentions.

Auparavant, les députés ont approuvé un texte créant un fonds de solidarité et un autre limitant les mouvements de capitaux pour éviter une trop forte pression sur les banques à leur réouverture, prévue mardi.

Ces mesures font partie d'un "Plan B" que le gouvernement peine à mettre en place après le rejet mardi par le Parlement d'un accord avec les bailleurs de fonds internationaux prévoyant une taxe exceptionnelle allant jusqu'à 9,9% sur tous les dépôts bancaires en contrepartie d'une aide de 10 milliards d'euros.

Chypre doit trouver d'ici lundi 7 milliards d'euros -- plus du tiers de son PIB annuel --, pour débloquer l'aide internationale et obtenir que la Banque centrale européenne (BCE) continue de fournir des liquidités d'urgence aux banques chypriotes.

Le texte sur la restructuration des banques avait été présenté par la Banque centrale chypriote dans le but de séparer des bonnes dettes des mauvaises au sein des banques menacées, en particulier de la Popular Bank (Laiki en grec), deuxième banque commerciale du pays.

Averof Neophytou, chef en exercice de Disy, le parti du président Nicos Anastasiades, a assuré que ce texte permettait de garantir tous les dépôts à hauteur de 100.000 euros, même si ceux dépassant ce montant pourraient devoir attendre des années avant de récupérer tout leur argent.

Il a également assuré que la restructuration ne supprimerait que quelques centaines de postes et garantirait le maintien de quelque 8.000 emplois à la Popular Bank.

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