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La vente du budget fédéral minée par des déclarations contradictoires

22/03/2013 06:03 EDT | Actualisé 22/05/2013 05:12 EDT

Vingt-trois ministres participaient vendredi à un exercice de promotion sur le budget aux quatre coins du pays. Mais leur slogan Emplois, croissance et prospérité n'a pas fait mouche partout.

En Atlantique, le ministre des Affaires autochtones et Développement du Nord Canada, Bernard Valcourt, a été interpellé par une dizaine d'opposants à la réforme de l'assurance-emploi qui étaient venus l'entendre à un déjeuner de la Chambre de commerce du Grand Moncton.

À Montréal, le ministre d'État Petite Entreprise et Tourisme Maxime Bernier a dû expliquer la décision du gouvernement d'abolir les crédits d'impôt des fonds de travailleurs.

« Dans le fonds de la FTQ, il y a seulement 11 % du portefeuille qui est investi dans des petites entreprises en démarrage au Québec, le reste est investi dans des entreprises cotées à la Bourse de Toronto, des entreprises étrangères et des obligations de gouvernement. À ce niveau-là, le Fonds fait une concurrence déloyale aux autres fonds et c'est pour cela qu'on veut enlever ce privilège-là et faire en sorte que le Fonds de la FTQ soit comparable aux autres fonds », a décrété le ministre.

Mais son argumentaire est contredit par une déclaration de la secrétaire parlementaire aux Finances, Shelly Glover, aux Communes vendredi. Elle a répété à trois reprises que le crédit d'impôt sur les cotisations aux fonds de travailleurs a été aboli parce qu'il ne « fonctionnait pas. » 

La veille, le ministre de l'Industrie, Christian Paradis, avait plutôt expliqué que ces fonds étaient maintenant bien capitalisés et avaient donc rempli leurs objectifs.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Bloc québécois ont demandé des comptes au gouvernement vendredi pour cette décision « incompréhensible ».

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