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La Syrie pourrait devenir un refuge pour les terroristes, prévient Obama

22/03/2013 06:14 EDT | Actualisé 22/05/2013 05:12 EDT

AMMAN, Jordanie - Inquiet de voir la guerre civile en Syrie générer d'autres problèmes, Barack Obama a déclaré vendredi qu'il craignait que le pays ne devienne un refuge pour les terroristes une fois que le président syrien Bachar el-Assad aura été chassé du pouvoir.

En conférence de presse avec le roi Abdallah II de Jordanie, M. Obama a affirmé que la communauté internationale devait s'assurer qu'il existait une opposition syrienne crédible et prête à prendre le relais.

Le président américain a soutenu que le départ d'Assad était une certitude, mais qu'il n'était pas possible de savoir ce qui se passerait ensuite, soulignant que les groupes terroristes avaient tendance à prospérer dans les pays en proie au chaos ou sans gouvernement.

Soucieux d'éliminer une autre source de tension dans la région, Barack Obama avait arrangé plus tôt vendredi un appel entre les premiers ministres d'Israël et de la Turquie qui a mené à la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays.

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, s'est excusé auprès de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, pour les neufs militants turcs tués lors d'une attaque menée par l'armée israélienne contre une flotte internationale qui se dirigeait vers la bande de Gaza en 2010.

M. Obama, qui a quitté Israël pour la Jordanie vendredi, a indiqué que le moment était idéal pour une réconciliation entre les gouvernements israélien et turc.

Le président américain a également annoncé durant la conférence de presse que son administration collaborait actuellement avec le Congrès pour fournir 200 millions $ de plus à la Jordanie afin de l'aider à gérer le flux de réfugiés en provenance de la Syrie.

Le roi Abdallah a précisé que son pays avait accueilli 460 000 réfugiés syriens jusqu'à présent et ce que nombre doublerait probablement d'ici la fin de l'année.

M. Obama a aussi révélé qu'il continuerait à «travailler dur» dans l'espoir de voir les Israéliens et les Palestiniens conclure un accord de paix. «C'est toujours possible, mais c'est de plus en plus difficile, a-t-il reconnu. La méfiance augmente au lieu de disparaître.»

À propos de l'Iran, le président américain a répété que les États-Unis considéreraient toute solution permettant d'empêcher le pays de fabriquer des armes nucléaires.

Il a fait valoir que le monde courra un grave danger si Téhéran se dote d'une bombe atomique et il a exprimé le souhait de voir le problème se régler grâce à la diplomatie. Le régime iranien soutient que son programme nucléaire n'a que des visées pacifiques.

Barack Obama est arrivé en Jordanie vendredi, dernière étape de son voyage de quatre jours au Moyen-Orient durant lequel il a effectué son premier séjour en Israël comme président.

Il a amorcé sa visite à Amman, la capitale jordanienne, avec des excuses. «Je m'excuse pour le délai», a-t-il dit en se présentant devant le roi Abdallah avec environ une heure de retard. «Nous avons essuyé une tempête de sable.»

Après la conférence de presse, les deux leaders devaient aller souper ensemble. Samedi, M. Obama prévoit visiter plusieurs lieux touristiques, dont la célèbre cité de Petra, avant de retourner aux États-Unis.

Barack Obama avait conclu plus tôt vendredi son voyage de trois jours en Israël en rendant hommage aux héros du pays et aux victimes de l'Holocauste ainsi qu'en réaffirmant le droit de l'État hébreu d'exister.

Il avait aussi fait un saut à Bethléem, en Cisjordanie, afin de voir la basilique de la Nativité en compagnie du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

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