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La fermeture partielle du Centre de sauvetage maritime de Québec dès avril prochain

22/03/2013 04:53 EDT | Actualisé 21/05/2013 05:12 EDT

La zone est du fleuve Saint-Laurent, actuellement desservie par le Centre de sauvetage maritime de Québec (CSSM), passera sous la responsabilité du Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage d'Halifax en avril.

La Garde côtière canadienne vient de confirmer ce transfert de responsabilité le 15 avril prochain. Il s'agit de la première étape du regroupement des services qui mènera à la fermeture du centre de Québec l'automne prochain. La portion ouest du fleuve Saint-Laurent, de Rivière-du-Loup vers Montréal, se retrouvera alors sous la charge du Centre des opérations de sauvetage de Trenton. 

En octobre dernier, Ottawa avait reporté d'un an la fermeture du centre de recherche et de sauvetage de la Garde côtière canadienne à Québec.

Les services bilingues suscitent l'inquiétude

L'ancien officier responsable du Centre de sauvetage de Québec, Hubert Desgagné, est étonné et extrêmement déçu. Il s'inquiète des problèmes de communication liés au bilinguisme, mais aussi à la connaissance des particularités du fleuve Saint-Laurent. Selon lui, la Garde côtière est sous la pression d'une commande politique.

L'an dernier, le commissaire aux langues officielles du Canada, Graham Fraser, avait formulé certaines inquiétudes quant à l'impact de la fermeture du Centre de sauvetage maritime de Québec. Il doutait alors que les navigateurs en détresse puissent obtenir une réponse en français, après un transfert des services du côté d'Halifax et de Trenton. Dans son rapport final d'enquête l'automne dernier, il conclut que si le centre ferme ses portes, la Garde côtière canadienne devra assurer des services bilingues aux équipages.

La décision de transférer les appels de détresse est étonnante, compte tenu des ratés du récent exercice de simulation de sauvetage en français mené depuis Halifax. « Ce qui m'étonne, justement, c'est que moins de dix semaines après ces constats, c'est comme si on voulait nous faire croire que les gens qui n'étaient pas bilingues il y a six semaines, le sont devenus tout d'un coup », a déclaré Hubert Desgagné.

Il ne devrait pas y avoir d'impact immédiat pour les employés de Québec. « Les employés n'ont pas le choix. Ils vont devoir demeurer pour s'occuper de la zone à l'ouest de Rivière-du-Loup vers Montréal et de Cornwall », explique Hubert Desgagné. Il estime par ailleurs que les employés de Québec pourraient être mis à contribution pour aider Halifax à assumer ses nouvelles responsabilités.

D'après le reportage de Claude Beaudin

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