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La crise politique australienne coûte leurs postes à trois autres ministres

22/03/2013 07:44 EDT | Actualisé 22/05/2013 05:12 EDT

CANBERRA, Australie - La crise politique qui secoue l'Australie a coûté leurs postes à trois autres ministres.

Les ministres Chris Bowen, Martin Ferguson et Kim Carr ont tous démissionné après avoir ouvertement appuyé le rival de la première ministre Julia Gillard, l'ancien premier ministre Kevin Rudd.

M. Ferguson était notamment ministre des Ressources naturelles et de l'Énergie, un porte-feuille de premier plan.

Cinq ministres ont maintenant quitté ou été chassé par Mme Gillard, au terme d'un complot avorté pour ramener M. Rudd à la tête du pays. Trois autres parlementaires ont aussi démissionné de postes importants au sein du gouvernement.

La perte de ministres d'expérience ne fera rien pour aider la réputation d'un gouvernement qui est déjà perçu comme étant désorganisé et instable.

Les appuis de Mme Gillard au sein du Parti travailliste s'effritent depuis que des sondages démontrent que la formation semble se diriger tout droit vers la défaite lors des élections de septembre.

De nombreux membres s'activaient en coulisses depuis plusieurs semaines pour la chasser, tentant notamment de convaincre M. Rudd — lui-même évincé de la direction du parti par Mme Gillard il y a trois ans — d'essayer de lui ravir le leadership.

Mme Gillard a été contrainte, jeudi, de demander un vote sur son leadership. Mais M. Rudd a indiqué, à la toute dernière minute, ne pas avoir l'intention de se présenter contre elle, ce qui démontre qu'il était incertain de pouvoir détrôner la première ministre en dépit de son impopularité.

Les sondages indiquent que M. Rudd demeure nettement plus populaire auprès du public que Mme Gillard. Toutefois, certains collègues s'inquiètent du retour éventuel d'un homme décrit comme chaotique et dysfonctionnel, avec qui il est impossible de travailler. M. Rudd a subi une défaite cuisante, l'an dernier, quand il a tenté de reprendre le poste de premier ministre à Mme Gillard.

Il a indiqué par voie de communiqué, vendredi, n'avoir aucune intention de reprendre la direction du Parti travailliste.

Un changement de leadership aurait aussi mis en péril la survie du fragile gouvernement minoritaire de Mme Gillard.

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