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Chypre envisage une taxe de 15% les dépôts bancaires de plus de 100 000 euros

22/03/2013 04:28 EDT | Actualisé 22/05/2013 05:12 EDT
AFP

CHYPRE - Le "Plan B" que les responsables chypriotes tentent d'élaborer pour obtenir un plan de sauvetage européen envisage une taxe de 15% sur les dépôts bancaires supérieurs à 100 000 euros, a annoncé vendredi 22 mars dans la soirée la télévision publique chypriote.

Le Parlement avait rejeté mardi un premier plan prévoyant une taxe inédite allant jusqu'à 9,9% sur tous les dépôts, mais face à l'échec des solutions alternatives envisagées, des responsables gouvernementaux avaient annoncé que le principe de cette taxe était à nouveau d'actualité.

A son retour de Russie, où il n'a pas obtenu d'aide malgré deux jours de négociations intenses, le ministre chypriote des Finances, Michalis Sarris, a confirmé que le recours à cette taxe qui risque de faire fuir de l'île de nombreux capitaux étrangers était nécessaire.

"Je pense que la question est clairement sur la table. Il faut en discuter pour voir quel type de taxe (...) fera partie du plan final", a déclaré le ministre.

"Nous sommes engagés dans les négociations les plus cruciales de notre histoire. Cela aura un coût pour tout le monde, mais cela va nous permettre de prendre un nouveau départ", a déclaré à la télévision le porte-parole du gouvernement, Christos Stylianides.

Des manifestants brûlent un drapeau européen devant le Parlement

Alors que cette session, initialement prévue dans la matinée, n'avait toujours pas eu lieu dans la soirée, le président chypriote Nicos Anastasiades a utilisé son compte Twitter pour prévenir ses compatriotes de décisions difficiles à venir.

"Le Parlement va bientôt être invité à adopter des décisions difficiles. Certains aspects seront douloureux, mais il faut sauver le pays", a-t-il indiqué dans un tweet.

Dans le même temps, des manifestants chypriotes, notamment des employés de banque inquiets du sort de leur employeur, se sont rassemblés devant le Parlement à Nicosie.

Une trentaine de jeunes au visage cagoulé ont brûlé un drapeau européen près du Parlement, devant les barricades de la police. "La taxe c'est du vol, la crise devrait être résolue par une ploutocratie", ont-ils scandé.

Ils réagissaient à ces informations concernant une possible taxe sur les dépôts bancaires allant jusqu'à 15%.