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Chypre: "âpres négociations" avec les bailleurs de fonds (gouvernement)

22/03/2013 07:34 EDT | Actualisé 22/05/2013 05:12 EDT

Chypre est engagée dans d'"âpres négociations" avec la troïka des bailleurs de fonds (UE-FMI-BCE) pour éviter une faillite du secteur bancaire et de l'économie de l'île, a déclaré vendredi le porte-parole du gouvernement Christos Stylianides.

"Dans les prochaines heures, nous serons amenés à prendre des décisions importantes", a ajouté le porte-parole, lisant une brève déclaration à la presse, alors que le pays est engagé dans une course contre la montre pour présenter un plan B nécessaire au sauvetage de l'île.

"Le président de la République et le gouvernement sont engagés dans d'âpres négociations avec la troïka afin d'arriver à des solutions qui sauveront le système bancaire et l'économie en général et ramèneront le calme au pays", a-t-il poursuivi.

Le Parlement a reporté à vendredi après-midi une séance d'urgence pour examiner une série de propositions destinées à lever plusieurs milliards d'euros pour obtenir une aide cruciale pour éviter la faillite de l'économie chypriote.

La séance était prévue à 08H00 GMT mais elle a été retardée pour permettre à la commission des Finances au Parlement de réexaminer les projets de loi.

"Lors de ces heures très critiques, chacun doit faire preuve du plus grand sens des responsabilités", a affirmé le porte-parole du gouvernement. "Le Parlement sera bientôt amené à prendre des décisions importantes. Sans aucun doute, il y aura aussi des aspects douloureux (...) mais le pays doit être sauvé."

"Les prochaines heures détermineront l'avenir de notre pays. Nous devons tous assumer nos responsabilités", a-t-il conclu.

Chypre doit présenter à ses partenaires d'ici lundi un plan de financement à hauteur de 7 milliards d'euros, condition au déblocage par ceux-ci d'une aide de 10 milliards qui lui éviterait la faillite.

Nicosie s'était également tourné vers Moscou, un proche partenaire. Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a assuré vendredi que la Russie "ne fermait pas la porte" à un soutien à Chypre, mais que Nicosie devait d'abord s'accorder avec l'UE pour trouver une issue à la crise.

Nicosie souhaitait notamment un assouplissement des conditions du prêt de 2,5 milliards d'euros accordé par Moscou à Nicosie en 2011. Le gouvernement russe a fait savoir qu'il se prononcerait sur le crédit de 2011 une fois que Nicosie se serait mis d'accord avec ses bailleurs de fonds européens et le Fonds monétaire international.

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