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Chypre: le patron d'une banque en péril dénonce le plan B du gouvernement

22/03/2013 05:47 EDT | Actualisé 22/05/2013 05:12 EDT

Le patron de la Popular Bank, la deuxième de Chypre qui pourrait faire les frais d'une restructuration du système bancaire, a dénoncé vendredi le Plan B en cours de préparation par le gouvernement, préférant la solution de la taxe sur les dépôts bancaires pour lever des fonds.

"Bien que la proposition initiale de l'Eurogroupe était douloureuse, elle assurait l'avenir du secteur bancaire", a indiqué à la radio Takis Phidias, patron de la Popular Bank (Laiki en grec).

Pour tenter d'éviter la faillite à leur pays, les autorités chypriotes avaient conclu samedi dernier à Bruxelles un accord sur un plan de sauvetage prévoyant une taxe sans précédent sur tous les comptes bancaires de l'île, allant jusqu'à 9,9%.

Elle était censée rapporter 5,8 milliards d'euros selon l'Eurogroupe.

Cette mesure, amendée en vue d'épargner les petits épargnants, a été rejetée mardi par le Parlement et le gouvernement planche sur une nouvelle proposition censée recueillir plusieurs milliards d'euros et qui pourrait prévoir notamment une restructuration du système bancaire.

M. Phidias a expliqué que la branche grecque de la Laiki devait 5 milliards d'euros à la chypriote, rappelant que Chypre se trouvait dans cette situation pour s'être "portée volontaire" en effaçant 75% de la dette grecque.

"Ce qui arrive aujourd'hui à la Popular Bank est très injuste, injuste à l'égard des employés et injuste à l'égard des clients", a-t-il affirmé.

"Comment ce pays peut-il fonctionner comme membre de l'UE alors qu'il serait le seul pays de l'Europe avec des restrictions" financières, s'exclame-t-il.

Les banques sont fermées depuis samedi dernier et ne devraient rouvrir que mardi prochain en raison de la crainte d'une sortie massive de fonds.

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