NOUVELLES

USA: la majorité des crimes haineux ne sont jamais dénoncés

21/03/2013 11:40 EDT | Actualisé 21/05/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - La vaste majorité des crimes haineux commis aux États-Unis ne sont jamais rapportés à la police, puisque les victimes d'actes violents doutent de la capacité des autorités à les aider.

Près des deux tiers des crimes haineux ne seraient ainsi jamais dénoncés, selon des données dévoilées jeudi par le département de la Justice des États-Unis. En 2003-2006, ce sont 46 pour cent des crimes haineux qui avaient été déclarés à la police. Ce pourcentage a chuté à 35 pour cent pour la période 2007-2011.

La proportion de victimes de crimes haineux qui ont choisi de se taire parce qu'elles croient la police incapable de les aider est passée de 14 pour cent en 2003-2006 à 24 pour cent en 2007-2011.

Ce déclin est constaté à une époque où les policiers et la communauté sont de plus en plus sensibilisés aux crimes de ce genre.

Un représentant de la Police Foundation a expliqué que les groupes haineux se font de plus en plus violents, qui signifie que les victimes choisissent peut-être de se taire par crainte de représailles.

En 2003-2006, ce sont 84 pour cent des crimes haineux qui étaient également des crimes violents. En 2007-2011, ce pourcentage était passé à 92 pour cent.

Un autre organisme, le Southern Poverty Law Center, affirme avoir recensé 1000 groupes haineux actifs aux États-Unis chaque année depuis trois ans, comparativement à 600 ou 700 groupes de ce genre pour la période 2000-2002.

En moyenne, ce sont un peu moins de 260 000 crimes haineux qui ont été commis chaque année pendant la période 2007-2011. Le pourcentage de crimes haineux motivés par la religion a doublé, passant de 10 pour cent à 21 pour cent. Le pourcentage de crimes haineux motivés par la race a par contre reculé, glissant de 63 pour cent à 54 pour cent.

PLUS:pc