POLITIQUE

À l'UQAM, les graffitis du printemps érable sont toujours là

21/03/2013 12:45 EDT | Actualisé 21/05/2013 05:12 EDT
Radio-Canada.ca

Les traces du conflit étudiant sont toujours visibles sur les murs de l'Université du Québec à Montréal. Plusieurs corridors des pavillons Judith-Jasmin, Hubert-Aquin et Sherbrooke sont remplis de fresques et de graffitis que l'UQAM hésite à conserver.

Certains dessins représentent des policiers qui frappent des étudiants. D'autres mettent en vedette le carré rouge ou le symbole anarchiste. On retrouve également de nombreux slogans qui rappellent les manifestations du printemps 2012.

Selon le coordonnateur général de l'Association facultaire étudiante de science politique et droit (AFESPED), Daniel Crespo, certains dessins auraient « suffisamment de valeur artistique pour se retrouver dans n'importe quel musée d'art contemporain ». Mais tout le monde à l'UQAM n'est pas de cet avis. La porte-parole de l'Université, Jenny Desrochers, dit avoir reçu autant de demandes pour les garder que pour les effacer : « Certaines personnes trouvent ça lourd ». 

À qui appartiennent les murs ?

Dans plusieurs corridors de l'UQAM, des étudiants ont écrit « Ce mur est à nous ». Pour Daniel Crespo, de l'AFESPED, cela reflète « une prise de conscience collective par rapport à l'appropriation de l'espace. Grosso modo, on considère que ces murs-là nous appartiennent et qu'il est tout à fait légitime de faire ce qui nous convient avec ce qui nous appartient ».

Depuis un an, l'Université a effacé quelques graffitis jugés diffamatoires, mais le gros est toujours visible. L'UQAM ne remet pas en question les fresques du pavillon Hubert-Aquin, dont certaines existent depuis plusieurs années.

Un accord tacite a été conclu avec les associations étudiantes pour leur octroyer le droit de dessiner sur certains murs, mais ce n'est pas valable dans les autres pavillons. « Ça ne fait pas partie des discussions de laisser d'autres murs à la libre expression », prévient Jenny Desrochers, sans s'avancer sur un calendrier pour effacer les fresques et les graffitis. Elle assure que l'Université va commencer par consulter les usagers des pavillons.

Si les murs sont repeints, des étudiants promettent de réafficher leurs couleurs.

D'après un reportage de Thomas Gerbet

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