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Plainte pour le tournage d'une descente de l'immigration canadienne

21/03/2013 10:53 EDT | Actualisé 21/05/2013 05:12 EDT

L'Association des droits civiques de la Colombie-Britannique a déposé une plainte auprès du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada, jeudi, estimant que l'Agence des services frontaliers (ASFC) avait enfreint la loi en collaborant à une émission de télé-réalité.

La plainte a été déposée au nom d'un travailleur immigrant expulsé du pays mercredi. L'Association soutient que l'émission en question viole la Loi fédérale sur la protection des renseignements personnels.

Le directeur général de l'Association, Josh Paterson, pense que les agents fédéraux ont mal agi en arrêtant des immigrants chez eux et sur leur lieu de travail alors qu'ils étaient accompagnés d'une équipe de télévision filmant le tout comme s'il s'agissait d'un film d'action.

Selon M. Paterson, ces tournages ont enfreint le droit à la protection de la vie privée de travailleurs immigrants vulnérables.

Une équipe de télévision de l'émission « Border Security » a suivi des fonctionnaires de l'ASFC sur un chantier de construction de Vancouver pendant l'arrestation de six personnes, la semaine dernière.

L'Association des droits civiques de la Colombie-Britannique affirme que la même équipe était également présente lors de l'interrogatoire d'Oscar Mata Duran, une heure après son arrestation, quand on lui a demandé de signer un formulaire de consentement pour le filmer, sans lui expliquer adéquatement les conséquences d'une telle autorisation.

Plus tôt cette semaine, le ministre de la Sécurité publique Vic Toews, qui avait autorisé que soit filmé le travail des agents de l'immigration, a défendu l'utilisation de caméras, en disant que les immigrants illégaux coûtaient des dizaines de milliers de dollars et des emplois aux contribuables.

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