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Obama rassure Israël sur l'Iran, l'engage à la paix avec les Palestiniens

21/03/2013 03:55 EDT | Actualisé 21/05/2013 05:12 EDT

Le président américain Barack Obama a promis à Israël de "faire ce qu'il (fallait)" pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire et l'a exhorté à choisir la paix avec les Palestiniens, lors d'un important discours devant des centaines de jeunes israéliens à Jérusalem.

"L'Iran ne peut pas obtenir d'arme nucléaire. C'est un danger qui ne peut pas être endigué", a estimé M. Obama, dans une adresse directe au "peuple d'Israël" prononcée au palais des congrès.

"Toutes les options sont sur la table pour atteindre nos objectifs, l'Amérique fera ce qu'il faut pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire", a-t-il ajouté lors de ce vibrant plaidoyer de 50 minutes, fréquemment interrompu par des applaudissements nourris mais aussi par un jeune protestataire arabe israélien qui a été expulsé.

"Etes-vous ici pour la paix ou pour donner à Israël davantage d'armes pour tuer les Palestiniens", a lancé le jeune homme, selon des témoins.

"Les Palestiniens doivent reconnaître qu'Israël sera un Etat juif, et que les Israéliens ont le droit d'insister sur leur sécurité", a affirmé M. Obama, estimant que la paix était "la seule voie vers la vraie sécurité".

"Les Israéliens doivent, eux, reconnaître que la poursuite de la colonisation est contre-productive pour la cause de la paix et qu'une Palestine indépendante doit être viable", a-t-il dit.

"Le droit du peuple palestinien à l'autodétermination et à la justice doit être reconnu", a insisté M. Obama, qui a rencontré jeudi des jeunes Palestiniennes à Al-Bireh, localité jumelle de Ramallah (Cisjordanie).

"A parler avec elles, elles n'étaient pas si différentes que mes filles", a-t-il dit en s'écartant de son discours.

"Mettez-vous à leur place", a-t-il repris en s'adressant aux jeunes Israéliens dans la salle. "Il n'est pas juste qu'un enfant palestinien ne puisse grandir dans son propre Etat, qu'il ait à vivre avec en présence d'une armée étrangère qui contrôle les mouvements de ses parents à chaque instant".

"Il n'est pas juste que la violence des colons contre les Palestiniens reste impunie", a-t-il ajouté.

"Il y aura beaucoup de voix pour dire que ce changement n'est pas possible. Mais souvenez-vous qu'Israël est le pays le plus puissant de la région. Israël a le soutien inébranlable du pays le plus puissant au monde", a fait valoir le président américain.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dans un bref message, a remercié M. Obama pour son "soutien sans réserve à l'Etat d'Israël" et a dit partager sa vision "sur la nécessité de faire avancer une paix qui garantisse la sécurité des citoyens d'Israël".

En revanche, Naftali Bennett, chef de file de la droite nationaliste religieuse, très proche des colons et désormais ministre du Commerce et de l'Industrie, a estimé qu'un Etat palestinien n'était " pas le bon chemin", arguant qu'"un peuple (juif) ne saurait être un occupant dans son propre pays".

Côté palestinien, interrogé par l'AFP, le négociateur palestinien Saëb Erakat a pris acte de "l'important" discours de Barack Obama en se félicitant du lien établi par la Maison Blanche entre la sécurité et la paix dans la région.

Revenant sur le conflit en Syrie voisine, M. Obama a martelé: "Assad doit partir pour que l'avenir de la Syrie puisse commencer". Il a mis une nouvelle fois le régime de Damas en garde contre "l'utilisation d'armes chimiques contre le peuple syrien ou leur transfert à des groupes terroristes".

Il a également appelé la communauté internationale à classer, à l'instar des Etats-Unis, le Hezbollah chiite libanais, allié de Téhéran et de Damas, comme une "organisation terroriste".

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