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Obama croit toujours à la "solution à deux Etats" entre Israël et Palestiniens

21/03/2013 10:18 EDT | Actualisé 21/05/2013 05:12 EDT

Barack Obama a affirmé jeudi que la solution à deux Etats "continuait à exister", lors d'une rencontre avec le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas, sans tracer de voie pour y parvenir et s'abstenant d'appeler au gel de la colonisation israélienne.

Le président américain a par ailleurs condamné le tir de deux roquettes contre Israël par un groupe armé de la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, tout comme Mahmoud Abbas qui a de son côté "condamné la violence contre les civils, quelle qu'en soit la source, y compris le tir de roquettes".

M. Obama, arrivé peu avant 11H00 (09H00 GMT) à bord de son hélicoptère Marine One à la Mouqataa, le siège de la présidence à Ramallah, a été accueilli par Mahmoud Abbas, et un parterre de dirigeants palestiniens, avant d'entamer des entretiens qui ont duré près de deux heures et demie.

"Sur la base des conversations que j'ai eues avec le Premier ministre (israélien Benjamin) Netanyahu et le président Abbas, je pense que la possibilité d'une solution à deux Etats continue à exister", a déclaré M. Obama lors d'une conférence de presse conjointe avec Mahmoud Abbas à l'issue de la rencontre.

"Nous ne considérons pas la poursuite de la colonisation comme constructive, adéquate, ou de nature à faire avancer la cause de la paix", a ajouté le président américain, indiquant néanmoins que la question devrait être réglée lors de pourparlers de paix et non par un gel de la construction, comme l'exigent les Palestiniens.

M. Abbas a assuré que les Palestiniens étaient "prêts à appliquer leurs engagements requis par le processus de paix afin de parvenir à une solution à deux Etats, la Palestine et Israël" mais réaffirmé que la colonisation était un obstacle "catastrophique sur le chemin de la paix".

Avant même son départ de Ramallah, le conseiller politique du président palestinien Nimr Hammad a exclu "une reprise des négociations sans gel de la colonisation", précisant à l'AFP que Mahmoud Abbas en avait informé Barack Obama lors de leurs discussions.

Le président américain est le plus important dirigeant à se rendre dans les Territoires palestiniens depuis l'accession de la Palestine au statut d'Etat observateur à l'ONU le 29 novembre, à laquelle les Etats-Unis se sont opposés, a reconnu que "le peuple palestinien méritait la fin de l'occupation et des humiliations quotidiennes qui en découlent".

Au même moment, quelque 150 manifestants ont tenté d'approcher du complexe présidentiel, protégé par un important dispositif de sécurité pour protester contre cette visite.

Auparavant, en début de matinée, un groupe armé de la bande de Gaza a tiré deux roquettes qui se sont abattues à Sedrot dans le sud d'Israël sans faire de blessé, selon la police israélienne.

Le Hamas a assuré que ces tir ne pouvaient être le fait des groupes armés de Gaza

"Il n'y a aucune relation entre la résistance et ces roquettes, si cela est crédible, en particulier compte tenu du moment et de leur cible", a affirmé dans un communiqué Taher al-Nounou, porte-parole du chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh.

L'armée israélienne a annoncé la fermeture jusqu'à nouvel ordre de l'unique point de transit pour les marchandises entre Israël et la bande de Gaza à la suite de ce tir.

Ismaïl Haniyeh a dit pour sa part dans un communiqué avant même les déclarations du président américain à Ramallah ne s'"attendre à aucune percée à la suite de la visite d'Obama".

"Nous ne considérons pas la politique américaine comme un soutien pour mettre fin à l'occupation (...) ainsi qu'à la légalisation de l'occupation et de la colonisation sous le slogan de la paix", a-t-il indiqué.

Barack Obama a prévenu que son voyage, le premier de son second mandat, était d'"écouter" mais pas de lancer d'initiative de paix israélo-palestinienne, alors que les pourparlers qu'il avait relancés en septembre 2010 ont tourné court moins d'un mois plus tard.

La bande de Gaza, sous blocus israélien, ne figurait pas au programme de la visite.

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