NOUVELLES

Mondial-2014/Espagne - La vie sans Puyol

21/03/2013 10:10 EDT | Actualisé 21/05/2013 05:12 EDT

Déjà orpheline de Puyol lors des trois premiers matches de qualification pour le Mondial-2014, l'Espagne commence à se faire à la vie sans son défenseur central emblématique, forfait face à la Finlande, vendredi, et la France, mardi, en raison d'une opération au genou.

Vendredi dernier, le capitaine du FC Barcelone, gêné durant toute la saison par des douleurs au genou droit, a en effet décidé de se soumettre à une arthroscopie qui devrait le maintenir éloigné des terrains pour au moins un mois et demi.

Le timing choisi par le défenseur pour cette intervention a pu surprendre certains observateurs, estimant alors que le Catalan faisait passer son club avant l'équipe nationale. Mais en conférence de presse, le médecin en chef du Barça et l'entraîneur adjoint des Blaugrana Jordi Roura avaient insisté sur le fait que les douleurs étaient devenues trop intenses, même pour Puyol, réputé pourtant dur au mal.

"Voir, entendre et se taire", avait de son côté publié le défenseur central sur son compte twitter, se sentant sans doute blessé par les critiques au sujet de son forfait.

Cette nouvelle absence s'inscrit donc dans une longue série de contre-temps qui auront fait passer Puyol au second plan au sein de la Roja. En juin dernier, une opération similaire l'avait déjà privé de l'Euro-2012, remporté par ses coéquipiers, et en octobre dernier, une luxation du coude l'avait amené à déclarer forfait pour Espagne-France.

Finalement, la saison en rouge de Puyol se sera résumée au match amical de février dernier contre l'Uruguay (victoire 3-1) où le défenseur a enfin pu fêter sa 100e sélection, entrant ainsi dans un club très fermé.

Au match aller contre les Bleus, à Vicente-Calderon (1-1), le forfait du champion du monde et champion d'Europe 2008, couplé à celui de son coéquipier Piqué, avait obligé Del Bosque à fabriquer un axe central de fortune composé de Busquets-Ramos.

Cette fois, l'impact semble moindre dans la mesure où la Roja devrait pouvoir disposer face aux Bleus de sa charnière de l'Euro-2012, Piqué-Ramos, qui n'avait encaissé qu'un seul but lors de la compétition continentale en Ukraine et en Pologne.

Il n'empêche que la perte durable de Puyol est tout de même contrariante pour Del Bosque. Au-delà de ses qualités défensives, le Catalan à la crinière sauvage est aussi un exemple d'engagement et d'abnégation.

Pour l'Espagne, il reste celui qui avait propulsé la Roja en finale du Mondial-2010 d'un formidable coup de tête contre l'Allemagne (victoire 1-0).

Le capitaine Casillas étant lui forfait en raison d'une fracture à la main, voilà donc les champions du monde privés de deux éléments importants pouvant montrer la voie. Si l'on ajoute à cela le fait que leur chef d'orchestre Xavi, touché à la cuisse droite, ne sera sans doute pas opérationnel contre la Finlande en attendant la rencontre contre la France, les hommes de Del Bosque sont donc à la recherche de nouveaux leaders.

Le défenseur madrilène Ramos, qui s'apprête lui aussi à atteindre le cap des 100 sélections contre la Finlande, à seulement 26 ans, peut justement incarner cette relève des cadres.

cle/pgr/pid

PLUS:afp