NOUVELLES

Les dirigeants chypriotes se prononcent sur un "plan B"

21/03/2013 04:01 EDT | Actualisé 20/05/2013 05:12 EDT

Les dirigeants chypriotes devaient se prononcer jeudi sur un "plan B" destiné à empêcher une faillite de l'île après le rejet par le Parlement d'un plan d'aide européen prévoyant une taxe sur les dépôts bancaires.

Le projet pourrait être soumis au vote du Parlement dans l'après-midi, selon des sources gouvernementales.

Le gouvernement est engagé dans une course contre la montre alors que les banques, fermées depuis le 16 mars au matin, ne devraient rouvrir que la semaine prochaine, en raison des craintes de retraits massifs de fonds. La Bourse sera également fermée jeudi et vendredi.

Le président chypriote, Nicos Anastasiades a débuté une réunion avec les chefs de file parlementaires à 09H30 (07H30 GMT).

Alors que Chypre a dit avoir besoin de 17 milliards pour éviter la faillite, les bailleurs de fonds européens ont dit être prêts à lui prêter 10 milliards d'euros mais à condition que Nicosie mette de son côté sur la table au moins 7 milliards d'euros.

Chypre doit lever 1,2 milliard grâce à plusieurs mesures, dont des privatisations et une hausse de l'impôt sur les sociétés.

Mais la proposition de taxer les fonds bancaires, qui devait réunir les 5,8 milliards restants, a provoqué un tollé et a été rejeté par le Parlement mardi soir, même si le texte avait été amendé de façon à ne plus mettre à contribution les petits déposants.

Selon la chaîne publique de la télévision chypriote, le nouveau projet visant à rassembler les 5,8 mds comprend toujours un prélèvement sur les dépôts bancaires supérieurs à 100.000 euros.

Un porte-parole du gouvernement chypriote avait en outre indiqué mercredi que le nouveau plan pourrait inclure une nationalisation des fonds de pensions d'institutions publiques et semi-publiques.

Une autre solution pourrait être la contraction du secteur bancaire, avec une fusion des deux principales banques pour réduire le montant de la recapitalisation nécessaire, selon la même source.

Selon des sources gouvernementales, il inclut l'établissement d'un fonds d'investissement structurel.

Ce fonds sera également lié à une émission d'obligations, avec la perspective de revenus massifs que pourraient générer d'ici une décennie les réserves de gaz récemment découvertes au large de ses côtes.

La radio a annoncé pour sa part que les autorités envisageait une loi restreignant les sorties en liquide du pays une fois les banques rouvertes, en principe mardi, et scindant les établissements en deux catégories, bonnes et mauvaises banques.

La mesure inédite de taxe sur les dépôts, qui met fortement à contribution les fortunes russes placées à Chypre, a provoqué la colère de Moscou.

bur/vl/sw

PLUS:afp