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L'ancien DG Guy Hébert persiste et signe

21/03/2013 08:58 EDT | Actualisé 21/05/2013 05:12 EDT

Poussé vers la sortie, l'ancien directeur général de la Ville de Montréal, Guy Hébert, maintient sa version des faits. Dans les pages du journal Le Devoir, il affirme ne jamais avoir demandé le congédiement du chef de la police de Montréal, Marc Parent, et qu'il est victime d'un malentendu.

Après 32 ans de services au sein de la Ville de Montréal, l'ancien DG est amer d'avoir dû quitter l'Hôtel-de-Ville, pour la dernière fois, par la porte du garage. Désavoué par Québec, il croit qu'il n'avait plus d'autre avenue que celle de quitter son poste. Il a remis sa démission lundi au maire Michael Applebaum qui, à son avis, ne pouvait plus se permettre de le maintenir en poste.

Après avoir livré sa version des faits lundi matin, dans laquelle il niait avoir demandé le congédiement de M. Parent, le ministère de la Sécurité publique le contredisait en après-midi. M. Hébert croit que le sous-ministre Martin Prud'homme, avec qui il a eu la conversation à propos de la gestion du service de police, a mal interprété ses propos. Une situation qui a mené au malentendu qui lui a coûté son poste, selon lui.

M. Hébert s'étonne que cette conversation qui a eu lieu en novembre - le genre de conversation qu'il a fréquemment avec des employés de plusieurs ministères - refasse surface quatre mois plus tard.

Guy Hébert avait toujours nié l'existence d'un bras de fer avec le chef du SPVM et soutenait ne jamais avoir monté un dossier contre Marc Parent ou être intervenu auprès de Québec pour réclamer son congédiement, comme l'avait révélé La Presse la semaine dernière. M. Hébert mettait les tensions sur le compte des négociations sur la convention collective des policiers et affirmait que le syndicat de ces derniers avait orchestré l'affaire de toutes pièces. « Pourquoi je m'en irais? Parce que quelqu'un a sorti quelque chose d'anonyme qui est basé sur rien? » lançait-il encore lundi  matin.

Le successeur désigné de M. Hébert, le  directeur principal au Service du capital humain et des communications, Jean-Yves Hinse, a depuis refusé le poste et c'est le directeur des Finances Robert Lamontagne qui assurera l'intérim pour une semaine. Un comité sera ensuite chargé de choisir un directeur général  pour assurer l'intérim jusqu'aux élections de novembre prochain.

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