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La 1ère banque de Chypre appelle à un accord urgent pour éviter la ruine

21/03/2013 12:47 EDT | Actualisé 21/05/2013 05:12 EDT

Bank of Cyprus, la première banque de Chypre, a exhorté jeudi le gouvernement et les dirigeants des partis politiques à parvenir d'urgence à un accord avec l'Eurogroupe sur un plan d'aide pour éviter la ruine de l'île.

"L'économie de Chypre est au bord (de la ruine) et dans un état fragile", affirme la banque dans un communiqué. "La prochaine étape pourrait marquer son salut ou sa destruction,", a-t-elle ajouté.

Le secteur bancaire chypriote, plombé par son exposition à la dette grecque, est confrontée à un risque d'effondrement dans les prochains jours. La Banque centrale européenne (BCE) a en effet annoncé jeudi qu'elle leur couperait lundi le robinet des liquidités, faute d'accord acceptable entre Chypre et la troïka de ses bailleurs de fonds.

La Bank of Cyprus et la Popular Bank, les deux principales banques du pays, ont un besoin urgent de fonds pour éviter un effondrement.

Les autorités chypriotes ont annoncé de leur côté un "plan B" pour éviter une faillite de l'île, après le rejet mardi par le Parlement d'un plan se sauvetage conclu avec l'Eurogroupe samedi à Bruxelles mais accompagné d'une taxe inédite sur tous les dépôts bancaires.

Chypre doit trouver les moyens de financer sa part du plan de sauvetage européen qui s'élève à 7 milliards d'euros sur un total de 17 milliards d'euros. Le plan initial prévoyait que 5,8 milliards proviennent de la taxe sur les dépôts bancaires.

Le Parlement doit se prononcer jeudi soir sur ce "plan B" et les ministres des Finances de la zone euro doivent tenir une conférence téléphonique sur Chypre à 18H00 GMT.

Jeudi, les files d'attentes se sont allongées à Nicosie devant les distributeurs automatique de la Laiki Bank, les clients craignant une fermeture définitive. La porte-parole de la Banque centrale Aliki Stylianou a démenti ces rumeurs, dans des déclarations à la radio publique.

En fin d'après-midi, environ 150 personnes manifestaient aux cris de "Maintenant la Laiki Bank, et quoi ensuite ?" devant le Parlement à Nicosie, où un important dispositif de sécurité avait été déployé.

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