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Egypte: les Frères musulmans défendront leur siège face aux manifestants

21/03/2013 10:02 EDT | Actualisé 21/05/2013 05:12 EDT

Les Frères musulmans égyptiens ont assuré jeudi qu'ils défendraient eux-mêmes si nécessaire le siège de leur mouvement au Caire, à la veille d'une manifestation d'opposants prévue devant le bâtiment devant lequel des heurts ont déjà eu lieu le week-end dernier.

La confrérie a vu une trentaine de ses locaux à travers le pays attaqués depuis l'élection présidentielle de juin 2012 qui a vu la victoire de son candidat, Mohamed Morsi, aujourd'hui confronté à une forte vague de mécontentement.

"La protection des propriétés publiques et privées est dans une large mesure du ressort de la police", a déclaré le secrétaire général des Frères, Mahmoud Hussein, dans une conférence de presse.

"Mais le propriétaire de chaque maison a le droit de la défendre par tous les moyens. Si la police n'assume pas ses responsabilités, nous protègerons notre propriété avec tout ce que nous avons", a-t-il ajouté.

Des militants de l'opposition, y compris des membres des Black Bloc -un groupe hostile aux islamistes, qui manifeste le visage cagoulé- appellent à une manifestation vendredi devant le bâtiment dans le quartier de Moqattam, dans l'est du Caire.

Le siège de la confrérie islamiste, accusée par les opposants d'être désormais le centre véritable du pouvoir, a déjà été visé en fin de semaine dernière.

Dimanche, des heurts y avaient éclaté entre la police anti-émeute et des manifestants hostiles au président et à la mouvance islamiste.

Les violences avaient éclaté après un rassemblement de centaines de manifestants, qui protestaient contre l'agression la veille par des membres des Frères musulmans de plusieurs militants qui taguaient les murs devant le siège de la confrérie.

Des journalistes et des photographes présents pour couvrir l'évènement ont également été battus, selon les médias locaux, contribuant à dégrader le climat entre la confrérie et une grande partie de la presse égyptienne.

M. Morsi est accusé par ses détracteurs d'avoir "trahi la révolution" et de ne pas réussir à faire face aux problèmes économiques du pays. Ses partisans font valoir qu'il a été élu démocratiquement et qu'il est le premier civil à accéder à la présidence en Egypte.

se-cr/feb

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