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Chypre: la Popular Bank, très menacée, limite les retraits d'espèces

21/03/2013 02:39 EDT | Actualisé 21/05/2013 05:12 EDT

La Popular Bank, deuxième banque de Chypre et l'une des plus menacées de faillite dans les prochains jours en raison de son exposition à la dette grecque, a annoncé jeudi soir une limitation à 260 euros par jour à ses guichets automatiques.

L'ensemble des banques du pays sont fermées depuis le 16 mars, dans l'attente d'un plan de sauvetage de l'île au bord de la banqueroute, et les files d'attente se sont particulièrement allongées jeudi aux distributeurs de la Popular Bank (Laiki en grec), sur fond de rumeurs de fermeture ou de fusion.

Alors que les responsables politiques du pays étaient encore réunis au palais présidentiel pour examiner un plan B après le rejet par les députés chypriotes des conditions draconiennes du plan de sauvetage européen conclu samedi, quelque 200 personnes manifestaient devant le Parlement.

"Ne touchez pas à Laiki", "Maintenant la Laiki Bank, et quoi ensuite ?" scandaient les manifestants, parmi lesquels beaucoup de femmes, alors qu'un important dispositif policier bloquait tout accès au bâtiment.

Beaucoup de manifestants ont crié leur colère contre l'Allemagne et sa chancelière Angela Merkel, estimant leur devoir les conditions imposées en échange du plan de sauvetage pour l'île et ses banques au bord de la faillite.

"Nous ne serons pas les esclaves de l'Allemagne", proclamait une pancarte.

La première banque du pays, Bank of Cyprus, a exhorté jeudi les responsables politiques de l'île à parvenir d'urgence à un accord avec l'Eurogroupe sur un plan d'aide pour éviter la ruine de l'île.

"L'économie de Chypre est au bord (de la ruine) et dans un état fragile", affirme la banque dans un communiqué. "La prochaine étape pourrait marquer son salut ou sa destruction,", a-t-elle ajouté.

Chypre doit trouver les moyens de financer sa part du plan de sauvetage européen qui s'élève à 7 milliards d'euros sur un total de 17 milliards d'euros. Le plan initial prévoyait que 5,8 milliards proviennent de la taxe sur les dépôts bancaires mais celle-ci a été rejetée par le Parlement chypriote.

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