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Syrie: plan gouvernemental pour soutenir la livre syrienne (Banque centrale)

20/03/2013 12:44 EDT | Actualisé 20/05/2013 05:12 EDT

Le gouvernement de Damas prépare un plan visant à soutenir la livre syrienne qui a perdu plus de 120% de sa valeur face au dollar, depuis le début du conflit dans le pays en mars 2011, a annoncé mercredi le gouverneur de la Banque centrale de Syrie, Adib Mayalé.

"Il y a un plan gouvernemental et des mesures seront prises pour compenser la chute de la livre face aux devises étrangères", a affirmé M. Mayalé, cité par les médias officiels.

"Le gouvernement continue jusqu'à cette date de financer en devises les principales importations de Syrie", a-t-il ajouté.

Depuis deux ans, la monnaie locale a dégringolé face au billet vert. Elle s'échangeait mercredi sur le marché noir à 110 SYP le dollar contre près de 50 SYP début 2011, perdant plus de 120% de sa valeur.

Le Premier ministre Waël al-Halqi a de son côté présidé une réunion du comité économique afin de "prendre une série de mesures urgentes pour consolider l'économie nationale", a indiqué l'agence officielle Sana.

"Le gouvernement doit établir de nouveaux mécanismes de travail susceptibles de contenir la chute de la livre face aux autres monnaies et assurer les besoins des citoyens", a expliqué M. Halqi.

"Malgré les défis économiques actuels, la Syrie possède des réserves stratégiques de devises étrangères, et continuera de résister", a-t-il assuré sans donner de chiffres.

Un diplomate occidental à Londres avait indiqué en février dernier que les réserves de devises étrangères de la Syrie seraient épuisées d'ici "trois à cinq mois", conséquence des sanctions internationales contre la répression menée par le régime de Bachar al-Assad.

"Les réserves étrangères sont faibles, avec une hémorragie probable de 3 milliards de dollars (2,3 milliards d'euros) par mois", avait déclaré le diplomate.

"Nous pensons que les réserves seront vraisemblablement épuisées dans trois à cinq mois", avait-il ajouté, en précisant qu'il s'agissait là de la "meilleure estimation" de son gouvernement alors qu'on dispose de peu de données fiables sur l'économie syrienne.

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