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Syrie: l'arsenal chimique "ne doit pas tomber aux mains de terroristes" (Peres)

20/03/2013 12:25 EDT | Actualisé 20/05/2013 05:12 EDT

Les armes chimiques stockées en Syrie "ne doivent pas tomber aux mains de groupes terroristes", a plaidé mercredi à Jérusalem le président israélien Shimon Peres, lors d'une déclaration conjointe avec son homologue américain Barack Obama.

"La capacité nucléaire syrienne a été heureusement détruite mais malheureusement, il reste l'arsenal d'armes chimiques", a prévenu M. Peres, en faisant allusion à la destruction par Israël d'un réacteur nucléaire dans l'est de la Syrie en septembre 2007.

"Nous ne pouvons laisser ces armes tomber aux mains de terroristes, cela conduirait à une tragédie épouvantable", a ajouté M. Peres dans une brève déclaration retransmise à la télévision.

Le ministre israélien des renseignements et des affaires stratégiques, Youval Steinitz, a assuré mercredi à la radio militaire que des armes chimiques avaient été utilisées en Syrie, par les rebelles ou par le gouvernement.

"Il est clair que des armes chimiques ont été utilisées contre des citoyens (syriens) par les rebelles ou par le gouvernement", M. Steinitz. "C'est un fait très inquiétant pour nous et dont nous devons nous occuper en urgence".

Le régime du président syrien Bachar al-Assad et l'opposition s'accusent mutuellement d'avoir fait usage d'armes chimiques.

L'opposition affirme en particulier que le régime a eu recours à ces armes à Khan al-Assal et Atayba, à l'est de Damas. Le gouvernement syrien a de son côté demandé mercredi aux Nations unies d'enquêter sur l'utilisation d'armes chimiques par l'opposition armée près d'Alep (nord).

Le président israélien a en outre accusé le mouvement chiite libanais Hezbollah, allié du régime syrien et de l'Iran, de "continuer à amasser des armes et à menacer nos civils à la frontière nord, tout en prenant comme cible des gens innocents dans le monde entier".

"Le Hezbollah détruit le Liban et soutient le massacre brutal du peuple syrien par le président Assad", a accusé M. Peres.

Le président israélien a aussi réaffirmé que "le plus grand danger (était) un Iran nucléaire".

"Nous avons confiance dans votre politique, qui appelle d'abord à recourir à des moyens non militaires mais avec une mention claire qu'il y a d'autres options sur la table", a déclaré M. Peres au président américain. "Vous avez clairement dit que votre intention n'était pas de contenir mais de prévenir".

M. Obama n'a pas détaillé la substance de sa conversation avec M. Peres, précisant seulement qu'elle avait abordé une variété de sujets, "des changements historiques qui prennent place dans la région aux périls d'un Iran doté de l'arme nucléaire et aux impératifs de paix entre Israéliens et Palestiniens".

Dans une interview à la TV israélienne à la veille de sa visite, le président américain avait estimé à "un peu plus d'un an" le délai nécessaire à l'Iran pour posséder l'arme nucléaire et répété que "toutes les options (étaient) sur la table".

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