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Réunion de crise du gouvernement chypriote

20/03/2013 01:08 EDT | Actualisé 20/05/2013 05:12 EDT

Le gouvernement chypriote se réunissait pour une session de crise mercredi afin de se pencher sur une alternative permettant de rendre le plan de sauvetage européen acceptable et sur des projets de lois limitant les sorties de capitaux et restructurant le secteur bancaire.

Le conseil a commencé vers 18H15 (15H15 GMT), selon les médias locaux.

La radio publique a indiqué que des textes de lois ont été préparés pour restreindre les sorties en liquide du pays une fois les banques rouvertes - des textes qui doivent encore être validés par le gouvernement et le Parlement.

Ces textes prévoient également de scinder le secteur bancaire en deux catégories, les "bonnes banques" et les "mauvaises".

Selon des commentateurs, cette législation doit être mise en place avant la réouverture des banques, qui n'ont pas rouvert depuis le week-end afin d'éviter des retraits massifs.

La Banque centrale a indiqué que les institutions financières devraient ouvrir mardi -- lundi étant de nouveau férié à Chypre.

La présidence a annoncé que le président Nicos Anastasiades avait convoqué une nouvelle réunion des chefs de file parlementaires jeudi à 07H30 GMT.

Un responsable au Parlement avait auparavant indiqué qu'aucune session parlementaire n'était prévue dans la soirée pour adopter une éventuelle législation.

Selon le député Marios Mavrides, du parti présidentiel Disy, un plan B pourrait être finalisé dans les trois jours.

"Je crois que peut-être d'ici samedi ou dimanche nous devrions avoir un texte sur lequel s'exprimer", a-t-il déclaré à la BBC.

S'il est toujours possible de retirer du liquide dans les distributeurs, le manque de liquidités sur le marché a poussé les stations service à fermer leurs systèmes de paiement par carte, et un certain nombre de magasins refusent les chèques.

Les virements par internet sont également bloqués, afin d'éviter des fuites de fonds.

Les partis politiques chypriotes ont passé la journée dans des discussions très intenses pour empêcher une faillite de l'île après le rejet par le Parlement d'une taxe sur les dépôts bancaires, les bailleurs de fonds européens se montrant prêts à donner une deuxième chance au pays.

Le Parlement a rejeté mardi le plan de sauvetage proposé par les bailleurs de fonds européens, qui exigent que Chypre mette 5,8 milliards d'euros sur la table en taxant les dépôts bancaires, en échange d'un prêt de 10 milliards.

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