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Le pétrole finit en hausse à New York, après la baisse des stocks et la Fed

20/03/2013 03:17 EDT | Actualisé 20/05/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont terminé en nette hausse mercredi à New York, ragaillardis par une baisse inattendue des réserves de brut aux Etats-Unis et le maintien de la politique ultra-accommodante de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril, dont c'était le dernier jour de cotation, a gagné 80 cents à 92,96 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours ont été portés dés la première partie des échanges par l'annonce d'une baisse inattendue de 1,3 million de barils des réserves de brut aux Etats-Unis au cours de la semaine achevée le 15 mars.

"Il s'agissait de la première baisse de ces stocks depuis la semaine achevée le 11 janvier", a noté Bob Yawger de Mizuho Securities.

Ces réserves avaient gonflé d'environ 23 millions de barils depuis cette date.

Cependant, les inquiétudes sur la vigueur de la demande en or noir du premier consommateur au monde persistaient alors "que la demande pétrolière totale a chuté de 4,5% (cette semaine-là) pour tomber à 17,8 millions de barils par jour, soit son plus bas niveau depuis le 4 janvier".

Les prix ont par la suite reçu un coup de fouet en fin d'échanges après la publication de la décision de politique monétaire de la Fed qui a fait part de son intention de maintenir le cap de son soutien exceptionnel à la reprise économique de la première puissance mondiale.

"Cela signifie que les achats massifs d'actifs vont se poursuivre", stimulant les achats d'actifs risqués, comme les matières premières, et "que cela va continuer à exercer une pression sur le dollar", a noté Bart Melek, de TD Securities.

Or, plus le billet vert est faible, plus les acquisitions de brut en dollars deviennent intéressantes pour les acheteurs munis d'autres devises.

Le marché pétrolier a continué par ailleurs à surveiller l'évolution de la situation à Chypre après le rejet la veille par le parlement chypriote d'un plan international controversé, comprenant une taxation inédite des dépôts bancaires du pays.

"L'espoir qu'une solution plus acceptable soit trouvée redonne de l'optimisme aux investisseurs qui s'inquiétaient beaucoup des implications d'un tel plan sur la zone euro et sur les autres pays périphériques en difficulté", a noté Matt Smith, de Schneider Electric.

Plombé par la crise chypriote, le pétrole new-yorkais s'était effondré mardi de près de 1,60 dollar tandis que le Brent avait dégringolé à un niveau plus vu en trois mois.

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