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Le procès du président du Kenya devant la CPI est maintenu

20/03/2013 08:18 EDT | Actualisé 20/05/2013 05:12 EDT

Le président du Kenya, Uhuru Kenyatta, devra subir son procès pour crimes contre l'humanité devant la Cour pénale internationale (CPI). La procureure en chef Fatou Bensouda a rejeté la demande de ses avocats, qui réclamaient l'abandon des poursuites.

Ils invoquaient le fait que leur client devait être traité comme Francis Muthaura, un haut fonctionnaire kényan accusé des mêmes crimes mais dont les charges ont été abandonnées après la rétractation d'un témoin-clé. Les avocats de la CPI ont pour leur part indiqué qu'ils avaient d'autres preuves à l'encontre du président kenyan à verser au dossier.

« La question n'est pas de savoir s'il ira devant le tribunal, mais quand il ira devant le tribunal », a affirmé Mme Bensouda à des journalistes en marge de la conférence organisée par l'Académie diplomatique internationale et l'International Herald Tribune.

Me Bensouda a déploré le « manque de coopération du gouvernement kenyan » et la délicate question des témoins, « dont certains sont intimidés ou achetés ». « Le Kenya est la situation la plus compliquée que notre bureau ait à traiter », a-t-elle dit.

L'ouverture de poursuites contre Uhuru Kenyatta et Francis Muthaura reposait sur les violences ethniques qui ont suivi l'élection présidentielle de 2007, qui se sont soldées par 1200 morts et des dizaines de milliers de personnes déplacées.

Uhuru Kenyatta sera le premier président en exercice à être traduit devant la justice internationale.

Son procès doit débuter le 9 juillet et pourrait durer jusqu'à deux ans. Durant la phase préliminaire de la procédure, M. Kenyatta a comparu volontairement et ne fait donc pas l'objet d'un mandat d'arrêt.

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