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La Réserve fédérale croit que l'économie américaine a encore besoin de son aide

20/03/2013 02:09 EDT | Actualisé 20/05/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - La Réserve fédérale des États-Unis a affirmé mercredi que l'économie américaine s'était améliorée, mais qu'elle avait encore besoin de son aide pour faire baisser le taux de chômage élevé.

Au terme d'une rencontre de deux jours, la Fed s'en est tenue à son plan consistant à maintenir les taux d'intérêt à court terme à leurs creux records au moins jusqu'à ce que le taux de chômage baisse à 6,5 pour cent, en autant que les perspectives quant à l'inflation restent faibles.

Elle a aussi fait part de son intention de continuer d'acheter chaque mois pour 85 milliards $ d'obligations afin de maintenir les coûts d'emprunt à un niveau peu élevé.

Bien que l'économie se soit améliorée, la Fed ne relâchera pas ses politiques d'aide économique d'ici à ce qu'elle soit convaincue que les gains économiques puissent être maintenus, a fait valoir le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, lors d'une conférence de presse.

Un taux de chômage de 6,5 pour cent constitue un seuil pour une possible augmentation des taux, et non pas un élément déclencheur, a-t-il ajouté.

M. Bernanke a également affirmé que la Fed pourrait varier l'importance de ses achats mensuels d'obligations, tout dépendant de la façon dont évolue le marché de l'emploi. Le taux de chômage a chuté à 7,7 pour cent, soit son niveau le moins élevé en quatre ans et l'une des nombreuses indications d'une amélioration de l'économie.

«Nous constatons une amélioration, a déclaré M. Bernanke. Nous avons besoin de voir qu'il ne s'agit pas d'une amélioration temporaire.»

Dans sa déclaration, la Fed a fait remarquer que le marché américain de l'emploi s'était amélioré, que les dépenses des consommateurs et les investissements des entreprises avaient augmenté, et que le secteur de l'habitation était devenu plus solide. Mais ses plus récentes prévisions économiques, également rendues publiques mercredi, montrent qu'elle ne s'attend toujours pas à ce que le taux de chômage atteigne 6,5 pour cent avant 2015.

La Fed a également prévenu que les réductions des dépenses et les hausses d'impôts pourraient provoquer un ralentissement de l'économie. Ses responsables prédisent que la croissance ne dépassera pas 2,8 pour cent cette année, un pourcentage légèrement inférieur à leur prédiction de trois pour cent faite en décembre.

Au total, 13 responsables de la Fed persistent à croire que la première hausse du taux directeur n'aura pas lieu avant 2015, soit le même nombre qu'au mois de décembre. Un autre croit même qu'aucune augmentation ne surviendra avant 2016.

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